Retour en 1993, Famitsu N°257, suite:
(vers la première partie)

C’est le moment de passer aux previews et à la grosse actu du moment. On s’accroche car vient…

Tada ! Wolfenstein 3D d’Imagineer sur Super Famicom, s’étalant crânement sur 3 pages. L’article réussit le miracle de ne jamais prononcer les mots “oeuvre originale”, “nazi”, “Hitler” ni “Dr Kawashima”. C’est bien du Nintendo à l’ancienne, la prise de risque zéro. Visiblement, depuis Call of Duty sur Wii, la politique maison anti-“achtung Grenad'” a changé.

7 pages très denses consacrés à Romancing Sa.ga 2. Tout, dans cette preview à rallonge qui ne nous épargne aucun sort de feu ni d’item à équiper, semble vouloir signifier au lecteur que “Tu vas en chier, mec”. (à l’époque, l’arborescence d’histoires non-linéaire décourageait plus d’un joueur. On se demande pourquoi Square n’a jamais tenté de rééditer ça…)

Ca a l’air audacieux pour de la Super Famicom, mais rassurez-vous, c’est aussi frippon comme les deux premières minutes d’un téléfilm érotique M6. Même Ségolène Royal aurait envie de se mettre au Mahjong dans des conditions si optimales.

Yanoman n’est grosso modo connu que pour Feda, qui était déjà connu comme “ah le machin qui repompe Shining Force”. Depuis la boite s’est reorienté vers des jeux casse-tête et des Puzzles. Aresa, un “que reste-t-il” de l’époque est l’illustration parfaite de cette mode qui voulait que chaque éditeur propose un rpg. Plus générique que ça, tu meurs.

Aruslan Senki, c’était vraiment la série qu’on adaptait “pour avoir aussi notre Lodoss”, le gros nom de l’héroic fantasy de l’époque. Non pas qu’Aruslan soit pourri comme série, hein, c’est juste qu’en jeu vidéo, c’est Wanabee jusqu’au bout des ongles et illustre parfaitement la course que se livrait le Mega CD pour rattraper la popularité de la gamme Nec en faisant le même style de jeux en moins bien.

Galaxy Keiji Gayvan.
Tout est dans le nom.

Wow, Garô Densetsu 2 sur Super Famicom! Une bonne occasion pour se payer le Hori Stick à 6800 yens en plus.

Aladdin sur Megadrive est le choix de la semaine à l’unanimité. Pour le situer dans le temps, il sort le même jour que Rockman 6 sur Famicom. Bah ouais. Kamen Rider vous dit bonjour.

Ow 3D bien moche…

Pour une pub sauvée par Mikimoto. Anecdote non-wikipedia, en fait ce shoot them up 2D était développé par Winky Soft, le petit studio qui a conçu l’armature moderne de Super Robot Taisen et qui depuis sert encore. Winky par contre…on ne comprends pas trop ce qu’ils bricolent.

Yo, Actraiser 2 ! Enix ! Yuzo Koshiro ! Mais pas de mode Sim City. A propos, quelle horrible jaquette qui, par cette flexion aérienne et son désemboitage d’épaule, résume à elle seule la maniabilité pourrie du jeu.

Bien avant Full Metal Alchemist, Enix prépubliait ces perles dans Gangan Comics, dont il ne reste pas grand chose à part les oeuvres de Fujiwara Kamui (super pseudo au passage), auteur plutôt intéllo qui cachetonait littéralement en faisant du spinoff de Dragon Quest.

1993, l’année de la J League ! Marrant comme ces visuels font vraiment 80’s.

L’article LOL de la semaine, c’est les “immontrables”. Oh y’a pas grand chose d’audacieux à part cette opréssant combat de sumo et les héroïnes de Battle Mania sur Megadrive qui écrasent une Super Famicom. Humour décalé FTW.

Enfin, envie de rentrer dans une école de jeux vidéo ? 10 ans avant Raffarin, on avait des pubs sexy comme ça, avec 4 mecs pour une fille dont un qui la regarde avec une tête de vicelard. Ca donne envie.

Et bientôt, le finish !