Archive for January, 2012
C’était il y a 15 ans n°15
Jan 31st
Actarus
Jan 30th
Top 152 des jeux vidéo de 2011
Jan 25th
Au début, je me demandais si cela en valait la peine.
Puis vint la fin de Consoles + que je vais quitter d’ici quelques jours, le temps de boucler un dernier numéro. C’est sans doute la dernière fois de ma vie qu’il m’a fallu jouer à autant de jeux dans une même année. Donc bienvenue dans cette der des der, un moment totalement subjectif où je risque à tout moment de ne pas être d’accord avec moi-même. Maintenant que j’ai un peu de temps, je vais pouvoir essayer ce jeu avec des elfes qui me racontent pendant des plombes comment faire de l’hydromel ou ce Dark rpg visiblement trop dur.
L’année dernière, c’était 149 jeux, 2011 j’arrive à 150 (mais j’en oublie, je crois). C’est un peu moins qu’en 2009.
Sont soulignés les jeux traités ici et ailleurs. Y’a le moteur de recherche là-haut, à droite. J’aimerai bien dire que c’est pour éviter une liste toute bleue de liens mais c’est juste plus facile pour moi. Bon je me lance avant d’enrager d’avoir oublié Triple Town ou X-Men Destiny. Ou Fabstyle que je squatte en ce moment.
C’est non sans émotion que je démarre avec le 152ème jeu, le pire de cette année 2011 qui est :
152. Transformers 3 (3DS)

151. Ridge Racer (Ps Vita)
Plus grosse arnaque DLC que j’ai vu de l’année. Et il y en a eu…
150. Kenshin le Vagabond
149. Puzzle Boble Universe (3DS)
148. Nazo Waku Yakata (3DS)
147. Pacman & Galaga Dimensions
146. One Chanbara Special (PSP)
145. Naruto Shippuden 3D: the new area
144. Sengoku Basara Chronicle Heroes
143. Resident Evil : The Mercenaries
142. Ore no Imoto ga Konnani kawaii wake ga nai portable
141. Doctor Lautrec et les chevaliers oubliés
140. Shogun 2
139. Combat de géant: l’attaque des dinosaures 3D
138. Sequence (XBLA)
137. Contrejour (iPhone)
136. Toy Soldiers: Cold War
135. Thor (3DS)
134. Ridge Racer 3D
133. Kaijû Busters
132. Star Driver
131. Vector Racing (3DS)
130. Uncharted 3
129. Dynasty Warriors Next (PS Vita)
128. Transformers 3 (X360)
127. Daytona USA (XBLA / PSN)
126. Frog Minute (iPhone)
125. Frontier Gate
124. Another Century’s Episode Portable
123. Bastion
Worst. Voix off. Ever.
122. Dissidia Duodecim Final Fantasy
121. Thor (X360)
120. Macross Triangle Frontier
119. The Last Story
118. Rikishi
Alias “les sumo en papier sur DS”
117. Pocket Academy (iPhone)
116. Akiba’s Trip
115. Monster Dash (iPhone)
114. Nintendogs + Cats
113. Mario Kart 7
Nintendo, je ne te pardonnerais JAMAIS le fait d’avoir region-locké le jeu en Wi-Fi.
112. Camping Mama World (alias Cooking Mama: Club Aventure)
111. Senran Kagura
110. Super Street Fighter IV 3D Edition (3DS)
109. AKB 1/48 Idol to Guam de Koi Shitara
108. Steel Diver
107. Sengoku Musô Chonicles
106. Super Sentai Battle Ranger Cross (Wii)
105. Venus & Braves (PSP)
104. Xevious (3DS)
103. Amagami eb!Colle+
102. Shadow of the Damned
101. Pilotwings Resort
100. Excite Bike (3DS)
Ouf, on reprend son souffle et c’est reparti
99. Uncharted (PS Vita)
98. Green Lantern (X360 – PS3)
97. Bike Baron (iPhone)
96. Ryû ga Gotoku of the End (Dead Souls)
95. Sengoku Musô 3Z
94. Blazblue: Continuum Shift II
93. Virtua Tennis 4
92. Bangaio HD
91. Alien (DS)
90. Draw Race 2 (iPhone)
89. Tales of the Abyss (3DS)
88. Terror of the Stratus
87. Kenka Banchô 5
86. Katamari Damacy Novita (PS Vita)
85. Tiny Wings (iPhone)
84. Inazuma Eleven Strikers
83. Grand Prix Story (iPhone)
82. Hot Springs Story (iPhone)
81. Gundam : Shin Gihren no Yabô
80. Spider-Man: Edge of time
79. Army Corps of Hell (PS Vita)
Article à venir
78. Gundam Memories
77. Temple Run (iPhone)
76. One Piece Unlimited Cruise SP
75. Idolm@ster 2
74. Earth Defense Force : Insect Armageddon
73. Half Minute Hero : Super Mega Neo Climax
72. Final Fantasy XIII-2
71. Warriors: Legend of Troy
70. Way of Samurai 4
69. Groove Coaster (iPhone)
68. Captain America (PS3/X360)
Ici commence le “pas mal”.
67. Batman Arkham City Lockdown (iPhone)
66. Akai Katana Shin
65. Jetpack Joyride (iPhone)
64. Saigo no Yakusoku no Monogatari
63. Sa.Ga III (Final Fantasy Legend III) DS
62. Galgun
61. Black Rock Shooter The Game
60. Anomaly Warzone Earth (iPhone)
59. Rebuild of Evangelion: Sound Impact
58. El Shaddai
57. Zombie Daisuki (DS)
56. Kirby “au fil de l’aventure”
55. Superman (iPhone)
54. Pokémon Rumble Bast (Super Pokémon Rumble)
53. Danball Senki
52. Sengoku Basara 3 : Utage
51. Toriko
50. Thor (DS)
49. Valkyria Chronicles 3
48. Saint Seiya Senki (La bataille du sanctuaire)
47. Dragon Ball Z Ultimate Butôden DS
46. Queen’s Gate Spiral Chaos
45. Gungnir
44. Superbrothers : Sword & Sorcery
43. Ninokuni PS3
42. Super Mario 3D Land
41. Galaga Legions DX
Le haut du peloton:
40. Ore no Shikabane o Koete Yuke
39. Dangan Ronpa The Best Edition
38. Half Minute Hero Second
37. Starfox 64 3D
36. Megamall Story
35. Gundam Extreme Versus
34. Dream C Club Zero (X360 / PS Vita)
33. Guardian Heroes (XBLA)
32. Earth Defense Forces 2 PSP
31. Prof. Layton & le masque des miracles (3DS)
30. Sonic Generations
29. Kid Icarus 3D (3DS)
28. Cabela’s Survival: Shadows of Katmai
(article à venir)
27. Jamestown
26. Mega Mall Story (iPhone)
25. Bullet Soul (X360)
24. Pandora’s Tower
23. Ultimate Marvel Vs Capcom 3
22. Metal Gear Solid HD Edition
21. Picross e et e2
20. Inazuma Eleven Go (le 4, sur 3DS)
19. Orochi Musô 2
(article à venir. Forcément, un Dynasty Warriors avec une hydre à 7 têtes, j’en suis)
18. Portal 2
17. Final Fantasy IV The Complete Story
16. Grand Knights History
15. Minna no Rhythm Tengoku
14. Tales of Xillia
13. Minna no Golf 6
12. Slime Dragon Quest 3
(article à venir)
11. Surechigai Densetsu / Mii en Péril
Celui-là est un peu spécial. Avant, Nintendo sortait un Wario pour convaincre des capacités de sa console. Avec la 3DS, ils ont inclus la killer-apps d’office, un mini-jeu vraiment prenant et qui montre facilement l’étendue des possibilités de la console enterrée bien trop vite. Bien entendu, ça ne fonctionne que si l’on a acheté sa propre console. C’est d’ailleurs assez marrant de voir les différentes rédactions que je fréquente, où les gens se sont donnés la peine d’en acheter une ou pas. Anyway, une killer-apps. Gratuit, cousin !
10. Dai 2 ji Super Robot Taisen Z (Hakaihen)

5. HikuOsu (Pulbox)
4. 7th Dragon 2020
(article très bientôt)
3. Batman Arkham City
Voilà, c’est fini pour la rétrospective. La Robotique va pouvoir retrouver son rythme Airwolf normal.

Actarus
Jan 23rd
Airwolf Watch 10
Jan 22nd
Dans les Dents 31, the new 52
Jan 20th
Bon, c’est une première depuis que je parle comics ici…
Et parce que je ne peux pas m’en empêcher, un peu de texte.
Le but de ce coup éditorial était de ramener de nouveaux lecteurs. On peut au moins reconnaitre ça à DC : partir d’une histoire lambda de changement de réalité de Flash (i.e le truc qui lui arrive tous les quatre matins) et de jouer dessus au boogle avec toute la ligne éditoriale, c’était audacieux.
Je suis un peu fétichiste des chiffres, je comprends totalement l’attrait du chiffre 52 chez DC (ils ont déjà sorti une série hebdo avec ce titre), mais de là à trouver 52 équipes artistiques convaincantes… C’est même pas sûr qu’il y ait 52 comics lisibles PAR AN, alors d’une seule et même maison d’édition… ?
Bilan des courses après 4,5 mois, DC a réussi à attraper des nouveaux lecteurs ce qui paraissait impossible autrement qu’en renommant pompeusement le moindre comics Graphic Novel. Personne ne sait si ça va durer. Certains sont déjà annulés.
Je n’ai pas dit assez de bien d’OMAC, malheureusement. Pas de bol, il est déjà annulé. Perso, les comics « à la Kirby », j’étais bon client, mais visiblement, c’était un de ceux qui vendait le moins. Batwoman est clairement le comics de référence du relaunch mais son histoire est beaucoup moins forte que celle d’Elegy. JH Willams III est un dessinateur qui dessine des histoires aussi parfaites que son trait. Sinon, Batman, Action Comics valent la lecture.
No love donc pour Catwoman et Batgirl qui a transformé une super-héroïne vraiment intéressante en post-trauma, sans doute pour récupérer un peu de l’aura de Killing Joke. Mais sur 52, on savait tous qu’il y allait y avoir des gros loupés.
Note finale : Non, ce n’était pas un voyage itinérant dans le but d’apprendre de nouvelles techniques de combat comme Bruce Wayne, j’ai juste rejoint mon bro’ Loops dans son tour du monde. Merci à lui pour la caméra, pour la peine il aura son guest article.
Allez, même bat-chaîne pour un autre article, plus traditionnel, sur la X-Regenesis de l’année.
(le t-shirt est tiré de Catherine, le jeu de l’année)
Rebuild of Evangelion 3nd Impact
Jan 18th
Hey, un jeu musical Evangelion qui n’est même pas aussi naze que les 3/4 du matos Eva. Adapté des néo-films, donc.
Les films de 2011 qui restent
Jan 17th
“Tu devrais essayer de faire plus bref“. Bref, ce mot désormais associé pour quelques années à la vie de merde d’un trentenaire qui narre sa putain de vie. Mais on sait tous que le plus gros problème d’un mini-show comme celui-là, c’est les parodies. En échappant de peu à l’ère des podcasts et de YouTube, on s’est évité des dizaines de clones d’un gars, une fille…
Bon, je suis un peu ivre et épuisé…
En fait, chaque fin d’année, je reprends la liste des films vus mais pas évoqués ici, puis aidé par une de ces bonnes bouteilles de Vodka que seuls les gens de l’Est ont le secret, je me les remémore. Du coup, j’en oublie aussi, mais à la rigueur, tant mieux, Comme il y en a beaucoup, ça sera court, deux phrases et saut de ligne, promis. Désolé pour la typo… L’alcool, tout ça. Si c’est vraiment trop n’importe quoi, j’efface au petit matin pour remplacer par un podcast filmé au fish-eye. Promis, pas de majuscule. Bon nouvel an russe (avec un peu de retard).
A dangerous Method
Pour celles qui espéraient voir du dashing Fassbender, il y avait ce match retour avec un bon cas de transfert des familles avec sa patiente Keira Knightley sur jouant la folie mais demandant la fessée, attachée à un lit. Et le plus génial, dans tous ça, c’est le merveilleux Viggo, revenu vivant après the road. Chronenberg poursuit sa quête de filmo académique avec un biopic pur jus, classico mais qui a des choses à dire.

Et puis, les filles, hunk alert.
inépuisable.
Toutes nos envies
J’adore Vincent Lindon. Maniéré, intense, il n’en existe pas d’autres des comme lui pour incarner la détresse sociale. Et sinon, qui va les jouer, ces rôles-là ? Pas Magimel, quand même…
Le stratège
Par Sorkin, le scénariste de social network, le mec qui a gagné le droit d’avoir son nom en gros sur l’affiche. Le mec qui écrit des dialogues comme dans le meilleur des mondes. Un rise & fall sur le monde du Baseball. À défaut d’une réa inspiré, de fantastiques moments d’acting. La meilleure saison de Brad Pitt acteur.
50/50
Pour faire un feel-good movie sur le cancer, ne pas opter pour Vincent Lindon. Lui préférer un bégé sur la pente ascendante qui aura pour sidekick un des gros comédiens feuj de la galerie Apatow. Seth Rogen, parfait, c’est le meilleur. Mais que le héros au ratio de survie incertain sorte avec sa jolie psy dont il est le deuxième patient ever et que ça soit considéré comme “normal”… Ouaif. Le transfert le plus cheapos de l’histoire.L’effet spécial le plus maboule de ce film con con, c’est de voir la fille courir avec des talons dingues. Comme dans Iron Man 1.
Or Noir
JJ Annaud tente de faire son Lawrence d’Arabie. Pour cela, il prend, dans le rôle du vieux gentil Mark Strong (super choix) et pour le vieux méchant il a opté pour Antonio Banderas (choix potté).
Les Immortels
Les immortels n’est sans doute pas loin du pire film que j’ai vu cette année car il donne l’impression de découvrir un panthéon des dieux, un mélange de bon goût des pubs ferrero rocher et “Mozart l’opéra rock”. Je ne lui pardonnerai jamais.
The Artist
Joli pastiche. Dommage que tout le film ne soit pas au niveau des 5 premières minutes qui, pour le coup, sont géniales, une vraie déclaration d’intention. (note, j’avais écrit ça avant les #GG awards. Ça tient toujours)
Les 3 mousquetaires
Ça commence avec Athos en scaphandre de combat qui tire à bout portant de son arbalète octogonale pour finir en duel de navire svolants comme dans Final Fantasy IV. Pas aussi nul qu’on pourrait le croire, parfois hilarant mais souvent désespérant. Milady / Jovovich en bullet time, la bouffonnerie a ses limites.
L’exercice de l’état
Le film génial aurait été celui-ci, fusionné à la Conquête, le vieuxpic avec Nicolas Sarkozy. Ça aurait donné un autre film, vraiment bien celui là, qui se serait appelé ”l’exercice de l’état”.
Melancholia
Il paraît que, comme Twilight, il y a deux teams. La team Melancholia et la team Tree of Life. Et que généralement les uns détestent l’autre et vice versa. Melancholia m’a laissé totalement indifférent. Kirsten Dunst (naked) pas forever. Et en même temps, quand tu prends Jack Bauer, tu t’arrange pour qu’il tire des balles dans les genoux. Qu’il trucide la moitié du casting. Là, il trucide personne. ‘fin presque. Bodycount quasi nul pour lui, la honte.
Real Steel, avec sa problématique inspiré d’Over The Top ne serait-il tout simplement pas le meilleur film d’Hugh Jackman ?
True Legend
Même décoré de CG inutiles, True Legend répond au cliché numéro 1 des films d’arts martiaux chinois de ces dernières années: volontairement biopiqueux sur les bords, il se termine systématiquement avec un duel oppressé / oppresseur, généralement occidental ou japonais.
Dans cette vie du créateur du style du Zui quan (la boxe de l’homme ivre), tout se veut authentique, à part le combat contre le gentil génie à barbe blanche incarné par Kaneshiro. Drunken Master 1&2 >>> que ça.
Tu seras mon fils
Loran Deutsch VS père à la con joué par Niels Arelstrup qui en fait des tonnes dans l’humiliation de son rejeton. Duel au sommet ?
Dance Battle Honey 2
Sérieusement ? Non. Même pas en rêve.
Le chat du rabbin
Couldn’t care much.
Voir la mer
Avec “la fille de la météo moins jolie que celle d’avant, moins jolie que la canadienne d’après, mais tout de même bien jolie avec les cheveux courts. Harmless as you can get et je crois que c’était l’objectif recherché.
La ballade de l’impossible
Des acteurs japonais en cosplay de gens tristes des années 70, portant du faux uniqlo vintage. Une adapt d’un roman triste de Murakami. Haruki, hein, sinon y’aurait eu un peu plus qu’une scène de baise tournée de loin, dans la neige.
Midnight in Paris
Un ami d’enfance a joué dans le Woody Allen annuel. Malheureusement, il ne partage aucune scène avec Carla Bruni. Il pourra s’enorgueillir d’avoir gagné la même chose qu’elle pendant 3 jours. Sinon, la période d’expat. d’Allen, on va dire que c’est une mauvaise passe. Quand tu vois l’intro interminable de clichés parigot, tu te dis que c’est du deuxième degré et tout… En fait, pas du tout.
Le complexe du castor
Depuis 2, 3 films vraiment christiques (où on le voit s’infliger des trucs affreux à lui-même), Mel Gibson nous raconte en fait le deuil de l’acteur qu’il était. Ici, il est un père de famille lambda qui ne va plus que s’exprimer via un tatayet empaillé au bout du bras. Flippant comme un bon Confession Intime.
Ne t’étonne pas que malgré un pitch rigolo, ça se termine limite en Braveheart.
Never let me go
Un film de sf tourné avec la direction artistique et l’ambition d’une comédie romantique d’Allemagne de l’Est. Affreux.
Pina
La meilleur utilisation JAMAIS de la 3D dans un film à ce jour aura été pour mieux représenter le réel dans un film de Jim Jarmusch. Si l’on enlève le côté “film de témoignages” avec des interventions pertinentes du genre “merci d’avoir été formidable”, le résultat de Pina est assez extra, techniquement parlant. Plus que Batman le spectacle Live à Bercy. Et je sais de quoi je parle.
Scream 4
Le début le plus couillu de l’année ne pouvait déboucher que sur la fin la plus lamentable de l’année. Une perte de couilles hallucinante en l’espace de deux heures.
Et soudain tout le monde me manque
J’en avais parlé dans cet article guest de mon camarade Paso. Mais autant en remettre une à son film frère jumeaux, Beginners. Avec la même Mélanie Laurent. Avec le même mélange de bon sentiment bande-son indé sur les bords… T’as pas remarque qu’a chaque fois qu’on voit un acteur jouer l’artiste un peu incompris au ciné, à chaque fois, ça donne de la merde. Dans “et soudain” Mélanie fait de l’art en assemblant des clichés de rayon x. “Car tu vois, la beauté intérieure, on l’a voit que comme ça”. Et dans Beginners, Ewan McGregor est un artiste qui repeint au feutre noir sur des calques de photos. Nuls, séparément ou ensemble. C’est tout. À ranger dans le tiroir de 500 days of summer et Garden State.
Snowtown
Une histoire de tueurs de pédophiles qui se transforment en serial-killers. L’Australie filmée comme un parc d’attractions nord-coréen.
Animal Kingdom
Une histoire de famille mafieuse à la James Gray, mais en Australie, décidément l’eldorado de la grosse déconne. Pas mal.
B.A.T / Hall Pass
Les frères Farelly Se rachètent une morale: le couple “héros” ne va pas voir ailleurs tandis que le couple sidekick se la joue quasi buccogénital m, chacun de son côté. Autant dire que les Farrelly sont devenus comme Tim Burton: chiant à crever depuis qu’ils sont mariés.
Inside the New York Times
Si tu t’intéresses à la presse, péta-le, cousin. Documentaire Airwolf
Largo Winch II
Le dernier rôle de Terzieff. Ça fait mal.
Harry Brown
L’anti-attack the block, soit le classique du vieux qui décide de défoncer les jeunes délinquants. Un genre qui nous manque. Ah non, attends voir…
Source Code:
Dommage que Jake n’a pas la même jolie veste que sur l’affiche.
The Adjustment bureau / the Agency
Dommage qu’Emily Blunt ne porte pas la même belle robe rouge que sur l’affiche.
Sinon un bon pitch d’une nouvelle de K.Dick donne toujours un film meh. Si on arrêtait ces conneries, hein ?
Pour finir, le Top 2011
4 Footnote
Après avoir filmé la guerre comme une déprime intimiste, le mec du genial Beaufort tourne le conflit familial comme une guerre. Palme d’or du meilleur scenario mais perso, je lui aurai plutot filé celui de la réa.
6 Tintin
7 Drive
9 Moneymaker (voir plus haut)
10 Super 8
Meilleurs film de 2010 sorti en 2011
I wish I knew
Meilleurs trailers de l’année
Tree of life et l’intégrale de The Muppets (dvd prévu pour fin mars, avant la sortie française…)
Top 2011 des bonnes actrices bonnes
Jan 11th
Car on n’a pas assez souvent l’occasion de parler des jolies jeunes actrices douées (bien évidemment, c’est l’alibi officiel et il faut s’y tenir), voici donc, après un peu de repos suite à l’autopsie de la comédie française en 2011, le classement annuel personnel des “Bonnes Actrices Bonnes”. Pour mémoire, 2010 avait été celle de la nudité assumée de gauche dans le Nom des Gens et de l’éclosion de Gemma Arterton.
Note, pas d’homme dans ce classement, même si je suis d’accord avec toutes les analystes en hunk, cette année, Michael Fassbender écrase toute la concurrence, en réhabilitant au passage “l’homme en jogging “, dans Shame ou dans X-Men : First Class. Way to go, dude.
Par contre, pour boucler cette parenthèse, un ami “plus au fait” me faisait remarquer à juste titre que ce n’est absolument pas le type de physique apprécié des gays. D’après lui, Fassy plait aux femmes et aux hétéros.
Chomp chomp
Bon, passons au cœur du sujet : les femmes !
5.
Si l’on en croit les oscars, 2011 a été celle de Natalie Portman, pauvre petite chose malade qui n’arrête pas de gémir et de pleurer dans Black Swan (article ici). En chier hystériquement, ça aide pour avoir un trophée, t ’as qu’à voir Marion Cotillard. En même temps, Natalie, c’est la seule actrice qui continue de pousser même quand Obiwan lui fait une césarienne.
Il parait qu’il y a des mecs qui adorent les filles qui pleurent. Ca les fait craquer. Mais de tous les fétiches, je crois que les larmes d’une fille est celui qui me touche le moins. Donc pour l’ensemble de ses prestations, elle écope d’un

4.
Le pire, c’est que pour à peu près le même film, elle se fait rétamer par Mila Kunis, une habituée de ce top. Friends with benefits (mieux que No Strings Attached)ne repose pourtant que sur son aura et malgré des idées bien débiles (vraiment, les flashmobs comme Deus Ex Machina, en 2011 ?), elle continue d’émerveiller. En une scène de Black Swan où elle n’apparait qu’à peine, elle est plus juste que tout Portman. Comme elle est craquante quand elle prend la défense de Justin…
Mais si maintenant elle pouvait lui souffler qu’il faut arrêter la comédie car les gens veulent que le “Sexy Revienne“.

mais attention à la filmo.
3. (mentions spéciales).
Olivia Wilde qui est devenue le gif animeé de 2011 grâce au pourtant très nul Tron Legacy.

On lui pardonne. Après, c’est daube sur daube. Cowboy Vs Aliens. Et puis finalement, In Time (Time out en français…) où elle incarne la mère de Justin Timberlake. Pas Sexy back du tout.

Une spéciale aussi pour l’Apollonide, souvenirs de la maison close, plus connu sous le nom de “Shame pour les hommes”. Tout comme les filles allaient voir Fassbender pour le voir full frontal et finalement se retrouver avec le mec de dos qui urine, l’Apollonide a tout du film que les mecs sont allés voir en loosedé, à la séance de 10h du mat en espérant voir du beau sexe comme pour Girlfriend Experience (hé, j’y étais, mais pour l’amour du cinéma, tout ça). Oh il y a de la belle nudité, mais c’est plutôt l’histoire lugubre de filles qui essayent de survivre. Et dont l’une d’elle se fait atrocement mutiler. Et une autre choppe une maladie bien dégueu qui fait passer la turberculose pour une migraine.
Reste la poitrine d’Hafsia Herzi (et ses copines). Hafsia qui doit vivre un moment compliqué car elle a déjà joué dans le film de sa vie, un peu comme Leïla Bekhti qui, elle, pour le coup, enchaîne vraiment des trucs nuls.
Deux grande winneuse de l’année se profilent à l’horizon. Hasard, elles ont joué dans le même (pas très bon).
2 ex-aequo.
Je n’arrive pas à m’imaginer Jessica Chastain autre part que dans le Midwest américain. Peut-être en poussant un peu jusqu’au sud plouc et raciste de la ségrégation comme dans The Help (“la couleur des sentiments” en fr). C’est comme ça, impossible de se l’imaginer ailleurs que dans une maison en bois. Mais elle a pour elle ce physique et surtout cette expressivité fuyante, quasi cristalline. Et 2012, elle ne fait que confirmer à la fois son image d’amazone de l’Arkansas en jouant une mère de famille éreinté par l’apparente psychose de son mari qui veut à tout prix se fabriquer un abris. Take Shelter. Man, tu devrais voir Take Shelter pour tout un tas de raison et Jessica Chastain en est une. En six mois, de The Help à Tree of Life, elle te prouve qu’une femme peut littéralement léviter. Une vraie beauté rassurante.

2 ex-aequo.
L’autre winneuse de l’année et même de l’an prochain, c’est Emma Stone, une de mes réelles passions. En même temps, ça a commencé entre nous avec Welcome to Zombieland où elle développait le combo imparable “Jean+bottes+Shotgun” en milieu hostile.
Son “film de l’année” est pourtant un peu vieux. Easy A n’est sorti en France qu’en juin, qui plus est en direct-to-video, sous un nom bidon. A se demander pourquoi se donner la peine de le sortir si c’est pour l’appeler “Easy Girl”, soit la promesse d’une fille facile, ce qui n’est pas exactement le propos du film.
C’est dans Easy Girl qu’elle a gravé dans le marbre sa Persona publique, celui de la sassy girl, plus maligne que les autres. Et indiscutablement plus jolie, le seul truc qui chiffonne vraiment dans Easy Girl, puisqu’elle est aussi une outcast de lycée freek & geek qui va se retrouver avec une salle réputation. Dans ce qui est en fait un hommage aux films des années 80 du même genre, elle est craquante.

Son actu est donc chargée puisqu’elle a enchaîné avec Crazy, Stupid Love. Ou l’inverse, je ne sais plus trop dans quel ordre est le titre. Ce dont je suis certain, c’est qu’il n’y a jamais rien de crazy, ni de vraiment stupid. Mais ça lui donne l’occasion, le temps d’un petit rôle, de nous refaire son jeu de séduction de fille cool, limite “dude“, l’air de pas y toucher, à Ryan Gosling.

Et pour finir, on risque de la revoir en belle robe de soirée vu le succès pré-oscars que rencontre The Help. “La couleur des Sentiments d’Easy Girl du sud”, le titre VF. Elle y incarne donc une sudiste, encore une fois plus maligne que les autres puisqu’elle est journaliste en pleine affaire de ségrégation dans les années 60. Elle va aider les femmes de ménage noires à témoigner de leurs conditions de vie dégradantes et au passage aider Jessica Chastain. C’est long. Trop long. À se demander pourquoi les films qui s’articulent autour de l’idée pourtant simple du « racisme, c’est mal » durent si longtemps.
The Help est tellement dégoulinant de bons sentiments que je le vois bien gagner quelques oscars. Si Sandra Bullock a pu en rafler un, il n’y a pas d’autres mots, pour son histoire de footballeur américain noir obèse victime du racisme, même Franck Dubosc peut l’avoir.
Dans The Help, Emma y est rouquine à bouclettes, en plein cosplay de fille du sud à bouclettes des 60’s. Je peux parier qu’il n’y a pas eu plus jolie fille qu’elle à taper à la machine en mâchouillant son crayon, ces années-là.
2012, on la verra dans le rôle de Gwen Stacy, dans Amazing Spider-Man, l’occasion pour elle de reprendre sa blondeur naturelle et de mettre des bottes comme l’atteste cette photo.
1.
Mais celle qui restera dans toutes les mémoires cette année, c’est Elena Anaya. Quintessence de la beauté à l’espagnole, elle est tout simplement incroyable en femme perdue dans Le piel que habito d’Almodovar.
Il est généralement de bon ton de dire qu’Almo était “meilleur” quand il réalisait des films plus perso. Phrase type: “Ses premiers étaient meilleurs”. En fait, Almodovar n’aura jamais autant parlé de lui-même dans ces dernières prod. Volver parlait des femmes de son enfance et le précédent se termine par un réalisateur aveugle qui remonte son film massacré par la prod. Et il conclue sur le ton de “quel film génial”, un méta commentaire mégalo difficile à dépasser, sauf par Aronofsky qui fait applaudir son nom sur fond blanc à la fin de Black Swan. Le piel que habito doit se lire comme une méditation sur l’identité sexuelle.
Un des meilleurs directeur d’actrices de tous les temps avec une touche personnelle imprégnée de 70’s et de 80’s. Elena Anaya est la muse qu’il lui fallait aujourd’hui, la plus grande bombe sexuelle de 2011. Déjà vue dans le franco-français À bout portant (où Zem écrasait un peu de son charisme le bon con joué par Gilles Lelouche. Et pour les connaisseurs, on la voyait dans le clip de Sexy Back. Hé oui, déjà. Cas particulier, pas une image ne lui rend justice, alors qu’elle crève l’écran, à faire du yoga dans sa combi couleur chair.
Pour la beauté espagnole, cœur.

Allez, 2011 Robotics va continuer encore un peu…
Le meilleur du pire de la comédie française en 2011 (4/4)
Jan 3rd
Le Meilleur du pire de la comédie française en 2011, du numéro 5 à 1
Ca y est, on y est. Le pire du pire. Les neuf cercles de l’Enfer. Du pur ”journasochisme”, parfois si douloureux que l’éventualité d’une suite à ce projet me parait impossible. Ce n’est pas le temps qui manque à un insomniaque, mais une année de comédie franco-française, ça te flingue. En tout cas, c’est le bout du tunnel. J’adore qu’un plan fonctionne sans accroc.
Allez, place au top 5 du meilleur du pire de la comédie française en 2011, en espérant que toutes ces heures de souffrance n’auront pas été inutiles.
5. Rien à déclarer
Rien à déclarer, le dommage collatéral des Ch’tits, n’est jamais drôle et pourtant il s’agit encore de Dany Boon en uniforme (chroniqué une première fois ici, avant que l’idée de ce classement ne fasse son chemin). Mais on sent, à chaque instant, à chaque vanne, la pression que subit Boon. Il doit faire son Ch’tits 2. Donc même duo comique parfaitement identifiable. Même nordisme à fond les ballons. Tous les moyens ont été mis en place pour cloner, comme si c’était possible, le succès. Evidemment, il n’y arrive pas. Ce n’est pas aussi nul que la comparaison Visiteurs 2 vs Visiteurs 1 où là, en l’occurrence, il y a carrément une incompréhension globale de ce qui a fait le succès de l’original (Poiré pensait à l’époque que c’était sa réa sous exta avec 10,000 milliards de plans et la nervosité qui était la cause de sa première OPA cinématographique).
Dans l’absolu, le sujet est génial. Alors que l’Europe se fissure, Schengen, Maastricht, Athènes, tout ça, Rien à déclarer reprend globalement une histoire similaire à Machete. Avec malheureusement moins de bonnes soeurs à poil, moins de mexicains et surtout moins de shotguns.
On est surpris à quel point François Damiens s’en sort encore une fois sans égratignures. Ce mec est le Highlander du ciné francobelge, c’est pas possible autrement. Poelvoorde, en garde frontière raciste, malgré son pouvoir comique qui ne se dément généralement pas, est ici à peine plus marrant que dans Astérix 3 (alors que le pauvre est tombé en pleine dépression alcoolique à ce moment-là). Boon essaye de nous rejouer le rôle du gentil couillon. “Il a un bon coeur” dira-t-on. Malheureusement, rien ne fonctionne, tout tombe à plat et le grand final rappelle justement les derniers Astérix en bédé, justement, ceux d’Uderzo. Guéri de tout son racisme anti-français, Poelvoorde prend en chasse son nouveau bouc-émissaire. “Hé, bol de riz, reviens. Hé, niakoué !”. Sourire attendri devant le racisme de Benoit, son fils hoche la tête. “Oh papa…“. FRISSON. Àcet instant précis, j’ai pensé à Jean-Pierre Pernault qui sourit entre un reportage sur les salopards de grévistes et la beauté du monde rural.
C’est un très mauvais film. Mais qu’espérais-tu, à ce niveau du classement ?
4. Les tuches
Le clash imparable du rire des riches contre les pauvres, dernier round. J’ai souvent eu l’occasion de dire ici à quel point ce style est problématique dans la comédie française. Tiens pas plus tard que là, numéro 11, Intouchables où je prenais le cultissime Un Fauteuil pour Deux comme référence du genre. Si tu n’as pas vu Trading Places, le meilleur d’Eddy Murphy, fais toi plaisir. Je vais l’offrir de ce pas à mon neveu.
La lutte des classes LoL à la française, à chaque fois le même algorithme : rencontre des deux mondes, incompréhension, amitié, mini-clash avant la fin et réconciliation. Et à chaque putain de fois, le cheu-ri comprend qu’il a été un peu con, hautain mais c’est décidé : il va devenir meilleur. Ok, pas de problème. Le pauvre, s’il est devenu riche au cours de l’aventure, ne peut pas maitriser ce nouveau cash flow, ce train de vie et/ou ses nouveaux amis et va préférer “la simplicité des petites gens”. Ils savent être heureux, eux.
Ce schéma cra-cra, c’est celui de Lanvin-Dubosc dans Camping ou ici des Tuche, une famille entière de ploucs, gagnants du gros lot du Loto. Ils partent vivre à Monaco car la Stéphanie, c’est la fixette de la maman, jouée par Isabelle Nanty (et puis choix de bande-son évident, hop). Ce qu’ils ignorent, c’est que leur fils est un génie qui se cache car il a honte.Les mômes intelligents, c’est la honte dans la famille. Un petit joué par un gamin qui rendrait presque sympathique celui de Moi César, 10 ans 1/2, 1,39m. Non j’exagère, c’est impossible. Mais c’est la même catégorie, ces gamins qui jouent avec “des bons mots d’adultes”, ceux que tu as envie de flinguer. C’est lui qui sauvera la famille de la ruine, parce que forcément, ils sont bêtes.
Dès le début, JP.Rouve, en véritable porte-voix de Laurent Wauquiez, surjoue façon Robin des bois le mec qui se réjouit d’être chômeur comme ses ancêtres. Ensuite, c’est un long voyage au pays du cliché sur Monaco dont aucun personnage ne sort véritablement grandi (ce qui est justement toute la force des personnages du mécanisme “Apatow”). “Les Tuche” démontre une fois de plus l’incapacité d’écrire des personnages auxquels on pourrait s’attacher. C’est d’ailleurs amusant de voir comment quelque chose qui marche en bédé (les Bidochons) se viande complètement en film. L’écriture de tous ces second rôles, de ces personnages chaleureux est généralement l’apanage des comédies anglaises. Ici, ils sont tous foirés sauf Claire Nadeau. Elle joue un personnage muet, ça aide. La fille para-Paris Hilton, le frère homo refoulé singeant Eminem… En l’état, on a juste envie qu’un train passe sur cette famille d’affreux débiles.
Petite qualité dans cette prod. Olivier Barroux (l’ex-partner de Kad à qui l’on doit Safari), the Tuche ne cède pas trop à la facilité des caméos mais avec des morceaux de premier choix, avec le copain Kad justement,, Omar ou encore Pierre Menès le critique de foot (please. Ce dernier sera d’ailleurs aussi dans le pire film de ce classement). Toute l’impossibilité des Tuche se résumerait presque à ce slogan, répété à tout bout de champ, sans doute pour faire un gimmick sur l’accroche des DVD. “Tuche pour un, Un pour Tuche“. Super.
De très mauvaises idées, toutes réalisées de manière inepte.
3. Hollywoo
Il y a une règle qu’on apprend dans les métiers dits “artistiques”, que ce soit en dessin, en écriture, dans n’importe quoi. Pour que ça ait l’air plus vrai, il faut raconter ce qu’on connait. Ça aide. Genre Abdel Raouf Dafri, quand il t’écrit un scénar sur la prison ou la délinquance, j’sais pas, je lui fait confiance. Il n’est même pas exclu de faire quelque chose sur un sujet a priori étranger. Il faut beaucoup se documenter, avoir un plan global… Alan Moore, il fait ça très bien par exemple. Les scénaristes d’Hollywoo n’ont manifestement pas la moindre idée de quoi ils parlent.
(bon sang, citer Alan Moore et Hollywoo dans le même paragraphe, je suis au bout du rouleau)
Florence Foresti incarne une comédienne de doublage d’une série TV à succès. Enfin, les fans seront contents, elle est plutôt le personnage qu’elle est sur scène (jamais vu). Mais l’actrice qu’elle double décide d’arrêter sa carrière, sans doute a-t-elle aperçu un des extraits que l’on voit dans Hollywoo. Foresti décolle pour les USA pour la rencontrer et la remotiver. Comme si un comédien de doublage ne faisait pas de théâtre à côté, n’avait pas d’autres séries à doubler… Hé quand on est freelance, l’exclusivité n’existe pas, c’est la même pour les comédiens. BON. Passons.
Déjà, son voyage n’a pas vraiment de sens… Sans passer par les agents ? Aux USA ? Elle se prend pour Thelma & Louise, Foresti, ou quoi ? Mais OK. Admettons.
C’est là que Jamel Debbouze est littéralement parachuté dans l’histoire. Il pourrait arriver au volant d’une voiture de Transformers 3 que ça serait pareil. Il agresse justement un de ses “amis” pour récupérer 500 $ qu’il lui doit. Ce type est aussi serveur dans une soirée jet-set où s’incruste un peu plus tard le para Jamel. Et ce petit malin… menace à nouveau son ami. C’est que ça peut être traitre, les amis. Evidemment, il va se faire jeter et sur le bitume, il rencontre Florence qui…
STOP. Ca n’a aucun sens. Ce duo n’existe évidemment que pour satisfaire les fans des deux comédiens du film qui se livrent littéralement à un fan-service consternant. En plus de ne pas être marrant, RIEN n’est cohérent dans Hollywoo, à tel point qu’on se demande si cette “trame” n’a pas été dictée sur le truc de reconnaissance vocale de l’iPhone sans être passée au propre. “Siri, écris moi un scénario avec Jamel et Foresti”. Les dialogues sont d’une ineptie confondante accentuée par le gag récurrent qui va revenir durant tout le film. Ce gag hillarant, c’est “Florence et Jamel parlent mal anglais“. Et… c’est tout.
Les pitreries avec des gens qui parlent mal exprès les langues, c’est un panel très limité d’intelligence potentielle. Mais comme j’ai bon fond, il y a une idée de vanne rigolote, à un moment que je t’offre. Gratuit, cousin. Ce n’est pas ces traditionnels post-générique nuls où l’on voit que l’équipe s’est (en principe) bien amusé sur le tournage. Au moins, ils ne s’ennuient pas, eux. Non c’est vraiment dans le film: Foresti se fait menacer par des gangstas. Des vrais. Enfin qui ont une caisse, du bling et tout ce qu’il faut pour avoir l’air menaçant. Chaude ambiance. Puis soudain, son mp3 balance “La boulette” de Diam’s. “Génération Non non”. Et là, ils se mettent à “bouncer”, à littéralement “kiffer la vibe” sur le bon son de Foresti…
Alors que pour un truc comme ça, n’importe quel humain normal l’aurait tabassé. Bon, c’est une interprétation personnelle, mais je préfère comprendre la vanne comme ça. Et puis surtout elle ne gomme pas l’échec total d’Hollywoo.
Parler une langue étrangère, c’est compliqué (je suis fils d’interprète donc j’ai été un peu formé à ça même si, tu peux me croire, un père prof de Kung Fu, c’eut été carrément plus classe). Là, ces gugusses me rappellent le lycée. Où il y a toujours eu ces cancres qui ne faisaient aucun effort pour essayer de bien parler la langue. En 2011, les cancres du rire, c’est Foresti et Debbouze.
2. La croisière
On vous apprend à juger sans a priori. Même pas sur la bande-annonce “parfois trompeuse”. Mais que pouvait-on décemment espérer de cette deuxième tentative de “croisièresploitation” de l’année qui réunit Charlotte de Turckheim, Antoine Duléry, Line Renaud et Marilou Berry. Son seul mérite aura été de sortir avant l’autre, avec Dubosc. Voilà, tu sais déjà que c’est de la merde.
Et pourtant, La Croisière (tout un programme dans le titre) commence par un ass-shot de la sublime Nora Arnezeder. Aucun google image du monde ne pourra lui rendre justice. Puis soudain, elle lâche sa première phrase et le paquebot tout entier s’engouffre dans une spirale de nullité abyssale. Même les mouettes, mortes de honte, ne veulent plus jouer là-dedans et sont donc remplacées par des images de synthèse. Le toutou de Line Renaud, caché dans un sac à main avec des trous pour laisser passer les pattes, n’a pas eu autant de chance. Ce niveau de nullité-là me semble indescriptible et pourtant je vais m’y efforcer ici.
Ah oui, la phrase de Nora, c’était, de mémoire, “Wesh t’as vu, c’est l’Titanic ce truc“. La débandade.
La solution facile serait de résumer cet état de souffrance que fut ce visionnage en disant simplement : “Les seins. de. Charlotte. de. Turckheim. Au ralenti. Quand. Elle. Danse“. Michel Delpech, perdu à jamais. Le plus gros cas de Can’t Unsee That de l’année ? Pas tout à fait, car dans le même film, histoire d’avoir la parité, on nous balance le paquet d’Antoine Duléry, déguisé “subtilement” en Tootsie. L’enfer de ce film, c’est qu’il donne l’impression de vivre en temps réel avec ses personnages sur ce rafiot, sans possibilité de s’échapper. Pire qu’un gamin qui pleure tout le long d’un vol de 12 heures. Pire que Nadine Morano. Pire.
Je me sens obligé de donner des nouvelles de Marilou Berry pour ceux qui s’inquiétaient de ne plus la voir assez souvent au cinéma. Elle va bien. Elle a perdu du poids. Énormément. Et je ne sais pas si c’est ça qui fait qu’elle joue de plus en plus comme sa mère, n’étant pas un diététicien de l’acting. Je tiens justeà la remercier, elle joue dans les DEUX PIRES FILMS de cette sélection 2011. MERCI.
Il n’y a pas de scénario dans la Croisière, ce qui n’est pas forcément un mal. Un film peut tenir simplement par la force de ses gags. Or, cette Croisière nous balance ce qui est le plus mauvais gag de tous les temps. Même un gif animé finirait par le rendre meilleur. Il y a une histoire de chien, de mouette, de trampoline, de Charlotte de Turckheim qui glisse sur fond bleu. Mais le caractère absurde de la situation et surtout le résultat LAID en font peut-être involontairement le meilleur gag du monde après la mort de Kim Jong-Il qui nous fait croire qu’il est mort. À moins qu’on soit dans un cas de “plus c’est nul et mieux c’est”. Je ne peux toujours pas décider.
Mais une thématique sous-jacente sournoise dans la Croisière se dessine tout au long de cet interminable périple. De Turckheim va passer tout son temps à chercher son mec perdu à bord. En fait, il a chuté et s’est accroché quelque part sur la coque où on le retrouvera, tout recouvert de caca et traumatisé. Hilarant. La Croisière ne nous épargne même pas les gags de fiente. Déçue en amour, la jolie fille le retrouve dans les bras du prêtre du bateau, sans doute un des couples les plus improbables depuis Amidala Portman et Anakin. Surtout l’amour bourgeonnant “pédobear” du petit de 8 ans en fait… Line Renaud est veuve heureuse. Marilou est célib de la win et Duléry se déguise en femme façon Mrs Doubtfire. Tu la vois, la thématique ?! Ça se veut une comédie féministe avec que des femmes, réalisé qui plus est par une femme. Je peux te garantir que si les gens apprennent qu’un tel film existe, tu vas voir qu’on va proposer de leur retirer le droit de vote. Une des plus mauvaises expériences de cinéma de ma vie, où l’on a approché la nullité la plus abyssale.
Mais jamais, au grand jamais, je n’aurai imaginé trouver pire cette année.
1. Beur sur la ville
Mais comme j’aime sauver ce qui peut l’être, autant être gentil pour deux lignes: le titre est presque pas mal, comme une vague référence à Max Pécas ou à la rigueur un porno gay dont j’ignore l’existence.
Ce titre, c’est bien la seule qualité de “Beur sur la ville”, très certainement le moins drôle de l’année, ce qui est assez dommageable pour une comédie.
L’acting Jamel Comedy Club, on commence à le connaître (cf Case Départ), ce syndrome classique du “Ils sont sympas mais en film, ils ne sont vraiment pas drôles”. Le pire, c’est que ne les connaissant pas individuellement, ils se retrouvent tous à jamais associés dans ce maelstrom de nullité. Aux commandes, l’inénarable Djamel Bensalah. Et même si son aura est parfaitement délimitée par son œuvre grâce au “Ciel, les oiseaux…” et au “Raid”, il est toujours étonnant de voir un réalisateur expérimenté balancer une daube d’un niveau pareil.
L’idée principale de mettre Booder en flic principal est aussi cohérente que Jamel Debouze en soldat dans Indigènes: tu n’y crois pas une seule seconde. Mais pourquoi pas, hein, le gag peut fonctionner. Peut-être même qu’on va se bidonner. On va voir ce qu’on va voir. Entre-aperçu dans un petit rôle dans Neuilly sa mère (production Bensalah finalement pas si nulle que ça quand elle nous proposait une visite au bout de l’horreur, une chambre d’un gosse militant UMP sur fond de Carla Bruni), Booder est le croisement improbable d’un morphing foiré entre Jamel Debouze et Fernand Raynaud. Problème, il ne sait pas plus jouer que ses potes. Mais je suis sur qu’il doit être sympa, en vrai.
Pour éviter d’avoir un problème d’acting avec son trio de comédiens du stand-up , Djamel Bensalah a fait appel à une flopée de copains, pro et non-pro. D’abord, Gérard Jugnot, Sandrine Kimbelain en super flic, Josiane Balasko, François-Xavier Demaison, Roland Giraud (pas mal pour ses trois minutes à l’écran)…
Mais Bensalah est atteint de la pire maladie qui soit, le syndrome du caméo, équivalent filmique de la Tourette. On place “des gens”. En croyant que leur simple présence va créer l’hilarité. Et je suis certain qu’un journaliste de TF1 à l’écran, tu vas te gondoler. Une présence qui ne va jamais découler sur une seule blague drôle. Mais les voici.
Je ne pensais pas écrire tous ces noms un jour ici, moi qui préfère le cinéma avec des coups de pied de chinois et les classiques des années 80. Mais let’s go. Pierre Ménès (again), La meuf de la minute blonde, Popeck, Julien Courbey, Jean-Claude Van Damme as presque lui-même, Ramzy, Yves Rénier, Mokobé du 113 qui fait… un brancardier, Pape Diouf, Julien Arnaud et la jolie Emilie Besse du JT de Canal+. Et Frédéric Beigbeder, Marilou Berry (AGAIN), jamais très loin des bons plans. Bon dieu, même la voix de Valérie Lemercier fait une apparition. J’en oublie surement. À ce niveau-là, ce n’est plus regardable, c’est un crash-test.
Djamel Bensalah avait déjà signé Big City dont la bande-annonce annonçait la couleur du bon goût avec des filles de 12 ans qui jouent les prostitués. Classy shit. En ça, on ne peut pas le blâmer, il reste cohérent dans la nullité et le mauvais goût. Mais hé, il doit savoir mieux que moi, the guy is Chevalier des Arts et des Lettres. Est-ce grâce à sa production “Neuilly Sa mère” ou pour l’ensemble de son œuvre ?
Des filles sont mystérieusement tuées en banlieue. Je vous spoile la fin: en fait c’est Josiane Balasko qui joue une clodo qui tue ces filles, en fait des passeuses de came. Elles lui faisaient concurrence car en fait, elle contrôle la cité. En 30 ans de main basse sur le deal d’une grande ville de banlieue (et peut-être plus), cette grosse mafieuse grimée en loqueteuse aura gagné… pas loin d’un million d’euro.
Dans ta tête résonne le bruitage “Austin Powers”. Quasiment un million, c’est la somme qu’elle se vante d’avoir planqué dans son matelas. Une fois arrivé à ce million, heureuse, “elle pourra partir à la retraite”. Je suis persuadé que ce n’est pas le quart du budget de Beur sur la Ville. Juste une échelle de grandeur, Bienvenue à bord a coûté 16 Millions d’euros !
En attendant, donc, Balasko vit comme une clodo pour ne pas attirer l’attention. Bon sang, le cartel ne rapporte plus comme avant. Ok, c’est une comédie, mais un million… en trente ans ?! On n’a pas besoin d’un réalisme à la The Wire non plus, même si c’est mieux quand rien n’est drôle. Hé, Balasko ! Tu entends ces rires au loin ? C’est les salaires de Drucker, Castaldi et Nikos qui se moquent de toi.
J’ai déjà lu des brouillons de comédie écrit bourré plus intéressant que cette heure et demie interminable. Des gens pourraient dire “c’est facile de se moquer“. En effet, c’est facile de se foutre de la gueule de Beur sur la ville car il n’y a rien à y sauver.
J’ai déjà vu de pires histoires encore plus merdiques, assisté à des gags tout aussi nuls… Certains films horribles de ce classement développent même une morale bien plus nauséabonde que celui-là qui “se contente de rester bon enfant”, un de ces euphémismes paresseux que je déteste le plus avec “c’est pas le film du siècle mais…”. Beur sur la ville se trouve exactement à l’endroit où les frontières de l’incohérence tutoient l’humour improvisé le plus terrible, à cet endroit précis où le simple fait de regarder est douloureux.
Si tu aimes cette comédie, la pire de 2011, tu as objectivement tort. Des graphiques existent pour le prouver.
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Voilà. C’est terminé. J’en suis à un stade proche de la fin de Star Wars III: Revenge of the Sith, un sentiment qui doit parler à beaucoup de gens. Le regard épuisé par les merdes en CG qui volent partout, les personnages écrits avec les pieds, “noooo” et compagnie “Voilà. C’était pénible mais c’est fait. La boucle est bouclée.” Terminer avec le plus atroce est, tu peux me croire, pas la meilleure des idées pour ton moral. Tu sais qu’à la fin, ça va ressembler à une autopsie.
Je tiens à remercier les gens qui ont indirectement participé à ce dossier. En particulier à ces Virgile qui m’ont accompagné dans ces abîmes cinématographique. Ça ne se voit pas ici mais il y a eu aussi de bons films. Boulapoire, entité gentille de Gamekult et sa demoiselle, autorité morale dans un grand quotidien français. Nicolas qui m’a avoué que Halal Police d’état était son pire film cette année (pardon). Rom, le Soldat-Survivor des pires daubes. Et puis surtout “Paso“, avec qui j’ai vu l’essentiel et surtout le top 3 de cette année. C’est en payant le plein tarif pour l’un de ces chef d’oeuvre qu’il s’est résolu à prendre sa carte de cinéma. Dire “qu’il payait vraiment pour ces daubes”… ça fait de lui quelqu’un de plus courageux et surtout de plus fou que moi. Nouvellement encarté au parti “du ciné sans risque“, il écrit des articles à se fendre les côtes de rire. Sans ces gens et aussi de certains qui se reconnaîtront (my bro Puy‘ et Deedo, mes ssos’ de ciné), je n’aurai sans doute pas persévéré… Bring closure to the french comedy, done.


































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