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Kamui Robotics

Tu es bien devant la nouvelle formule de Kamui Robotics, le plus grand ramdam (anciennement buzz) sur internet depuis le Lipdub de l’UMP.  Matte un peu comment c’est devenu joli.  Du twitter, de la bannière classe etc. Y’a même une erreur 404 custom. On est passé en mode Super Sayan 3. Mais tout ça, c’est pas de moi. J’aurai tant voulu savoir coder la puissance de l’internet, mais au lieu de ça, j’ai appris à faire des coups de pied sautés. Ce qui nous amène à ce blog.

Ah oui, si tu ne sais pas de quoi on parle ici, c’est que tu l’as trouvé sur Google avec des mots clefs du genre “Ninja Nazi Fornication Airwolf Brochette Fromage X-Men Zemmour”.  Tu as des hobbies bizarres mais no judgment, tu es le bienvenu quand même.

Hasard du calendrier, c’est il y a 5 ans qu’est née Kamui Robotics. C’est donc l’occasion idéale pour marquer et le coup et faire entrer la Robotique dans une nouvelle ère. Un nouveau quinquennat plein de promesses où l’on étudiera le cool à travers différentes unités qualitatives : les comics, les coups de poing dans les dents, les jeux vidéo, les corniches, la politique, le mauvais rap, le cinéma et Supercopter.

Et un poème pour fêter cet anniversaire :

Goldorak. Qui tue l'abominable Golgoth des neiges. De dos. Puissance.

Jospin, le plus Airwolf de tous les Premier ministre

C’est beau, une ville en printemps. On tombe parfois nez à nez avec des géants. Un “dans les dents” maxi-event hors-norme pour toi et les générations futures.

On peut vivre des trucs grands, si tu crois en tes rêves.

Un vétéran chanceux

Mon grand-père avait gardé de l’armée un gout pour le visage parfaitement rasé, le résultat d’un cérémonial qu’il me faisait parfois partager. Je me souviens parfaitement de ce matin d’été de mes cinq ans quand, parachevant devant moi son nettoyage de menton, il profita de sa chemise de travail relevée jusqu’aux coudes pour me montrer son bras.

“Tu vois, la balle est rentrée ici et elle est ressortie par là.”

Une blessure comme ça, il n’en reste pas grand-chose 40 ans plus tard. Impossible d’imaginer que ce qui n’était plus qu’une petite aspérité ovale un peu fripée était un souvenir de “Stalingrad”. Un mouvement rotatif de l’avant-bras lui était désormais impossible, un handicap vraiment minimal mais classique chez les anciens combattants. Sans qu’il s’en rende compte, il offrait du rêve pour un môme fasciné par la guerre et l’histoire : il s’était battu au front contre les fascistes (comme on dit pour simplifier en russe), il y a été blessé, il a survécu, il faisait parti du camp des vainqueurs. Aussitôt, il était mon héros. Logique.

Je chéris tous les moments privilégiés qu’il a passé à étayer ses anecdotes de détails. Régulièrement il renchérissait de manière très habile, toujours plus précis mais délicat quand il s’agissait de rentrer dans ce qu’on appelle l’horreur de la guerre. Il était officier, un gradé probablement chanceux vu ses origines, mis là devant de lourdes responsabilités, il avait survécu au front de Stalingrad, il a capturé des espions, les histoires de l’Armistice et la prise de Berlin, sans oublier les embrouilles mortelles avec ses supérieurs, tout ça a été gravé plus sûrement dans ma mémoire que dans celle d’un disque dur.

Finalement, il décida que les bouquins, c’était mieux que l’Armée Rouge. Marqué à vie, il me parlait régulièrement de cette bataille qui a eu lieu « sur un champ découvert», où les russes perdirent des hommes par grappes entières, en quelque instant. Il en a réchappé, encore par chance. Il avait tellement frôlé la mort qu’elle n’était même plus inscrite dans sa feuille de route. Son éventualité biffée, elle n’existait plus.

Il arrivait à me faire vivre toute l’urgence de la guerre et ses moments de tranquillité à travers ses souvenirs limpides. Aujourd’hui seulement, j’ai compris qu’il utilisait les mots que seuls les survivants utilisent.

“A cette époque, la vie humaine… ne valait pas plus qu’une feuille de papier”, me disait-il, les pupilles fixées sur les souvenirs du passé. Jusque dans ses derniers jours, la guerre était encore ce qui alimentait le plus ses souvenirs.

J’ai compris bien plus tard qu’il n’y a pas d’héroïsme là-dedans. Croire que survivre à la guerre incombe à un quelconque talent, à une stratégie bien pensée ou même une force supérieure est une grossière erreur. Sans s’en rendre compte lui-même, Joseph avait une foi inaliénable en sa propre chance. En 1967, sentant la vindicte politique s’abattre sur les siens, il prend les devants et quitte le bloc communiste en emmenant sa femme et deux gamines dans les bras, jusqu’ à Paris, 10$ en poche. Un coup de bol, encore, auquel il a toujours cru, mais déterminant. Après son verre de vodka quotidien, il se souvenait avec malice du temps où ils n’avaient rien en répétant : “Vraiment, de quel pétrin je nous ai sorti, je n’y crois même pas ». Alors qu’il n’en a jamais douté, le malin.

Cette bonne fortune, il en a tellement eu qu’elle nous manque à tous, déjà, à mesure que les jours s’assombrissent. J’espère que sa bonne étoile, là où il est, continue à faire profiter ceux qui en ont besoin. Il en a tellement eu toute sa vie, je suis certain qu’en homme prévoyant, il en a gardé en réserve. Je n’ai même pas assez de mots pour dire à quel point il me manque.

(1919-2009)

Adieu 2008 part 2

Ultime rundown de l’année 2008, une année pourrie vous diront les chinois.

L’année de ceux qui qui ont mouillé la chemise pour rien.

Ce fut l’année d’un happening, un come back des limbes:

Tout ça pour nous donner ça en 2009… C’est mal barré.

Et des rencontres qui ont vraiment fait avancer le débat public…

2008 a commencé par un costard à 4 milliards…

Heureusement, on a vu quelques couples heureux, même après l’Euro 2008.

C’est sans parler de l’éclosion de quelques blogs “love love” :

un concert…

Totalement gratuit :

Rrrrrrr

Heureusement, ce fut l’année de quelques réussites comme le sympathique Morsay (qui propose de poser des questions à Luc Chatel, relance de la conso oblige).

Des milliards et une pièce de théatre.

Celle où DSK est devenu présidentiable….

Celle des ex-retraités heureux.

Oui, elle peut supporter la vérité, celle des vrais chiffres, mais l’année prochaine. En attendant, officiellement, on traverse simplement “un trou d’air”.

2008, l’année où les chiens ont gagné le droit d’adopter des êtres humains.

Les films, oké j’ai donné, mais bon, best documentaire de l’année: Patrick Sebastien qui va “jusqu’au bout de la schizophrénie” dans un documentaire narré par lui-même à la troisième personne.

Une année assez nulle en série.

Heureusement, 2009 commence avec Jaaaaa….

Jaaaaa….

2009 sera l’année où l’on ne respecte plus rien.

Et des gens dans la boue.

Il faut parler de comics, c’est l’occasion de revenir sur le Year Zero absolu de Superman. Alors que les gens saluent à tour de bras un Batman qui montre ses dents pour faire le méchant et que Frank Miller sombre dans la folie avec son futur Batman contre Al Qaida tout en hybridant The Spirit et Sin City (j’y reviendrais), Grant Morrison, lui, a réussi un miracle : celui de faire le récit ultime de Superman. Pas évident : il est trop puissant, trop moral, il est plus facile de faire des coups de pieds dans la gueule et d’avoir des résultats plus rigolos. Mais Morrison a une autre feuille de route : en piochant avec sa grosse main dans le bac à jouets des histoires désuètes ou folklorique, il balance le tout en 12 numéros, pas un de plus, et fait le tour de la question. Krypton, son père, les Kent, Olsen, Luthor et Lois, forcément, Lois, une relation formidablement résumée ici .

On a rarement fait plus ambitieux sur la question du super héroïsme depuis les années 80 ou même Christopher Reeve. Chaque pierre du corps du Gollem protecteur est assemblée dans un but bien précis, avec toute la malice qu’il faut pour inciter à la relecture. Frank Quitely, dont le trait n’a jamais été aussi précis et affuté, a gagné ses galons de narrateur majeur, puisant dans tout ce que la bédé compte de Mobïus et d’Otomo, cette énergie brute cinétique intercepté avec la légèreté d’une mine HB. Un exemple parmi d’autres, le numéro 10. Alors qu’il n’a que quelques heures pour se guérir, parler à Luthor en taule, affronter une race ennemi, créer un système solaire et un univers ( !), déménager un peuple sur Mars, sauver Lois, trouver un remède contre le cancer, il prend le temps de sauver une émogoth.

Superman All Star est sans doute une des meilleure bd de Super Héros de tout les temps.

Mon top 2008 sera pour une fois mélancolique. Temps de crise, annus horribilis, Julien Dray, tout ce qu’on veut. Bien sur, on pourrait considérer que le meilleur du meilleur est aussi le lauréat de 2006, traduit par des petites mains ouvrières et bénévoles, comme du café que vous aurait offert une dame tandis que le froid sibérien s’engouffre jusque dans vos bottes en cet hiver de 1943.

Pas un jeu, mais une appli, Ugomemo est la killer apps’ à l’ancienne, celle fournie avec la console, aussi radicale que Tetris à l’époque de la Gameboy Noir et Blanc Dot Matrix.

Comme pour les films, un des jeux de l’année a pris tout le monde par surprise, un crochet dans les dents balancé un jour de Janvier. Smash Bros X. Ce Brawl réunit tout le savoir faire de la compagnie en mode old type gaming. Dès le début d’année, comme pour faire « regardez, on est les boss ». Du plaisir millimétré.

Braid s’offre sans doute une mélancolie la plus poétique, flirtant avec la peur du néant, du rien au milieu du trop grand. Spleen immatériel, il confronte le joueur/héros avec la solitude de l’incompréhension, puisant dans une relation amoureuse dont il est devenu totalement étranger. Et c’est quand tout se termine que tout devient clair.

Enfin, meilleur baroud 2008, Metal Gear Solid 4. Trahi par ses fans qui ne voient plus en lui que le rejeton d’une trilogie boursouflée par ses propres codes et ses ambitions, abandonné de tous les décideurs d’avis annuels, Solid Snake meurt seul, la vie écourtée par l’AVC scénaristique cruel de ses auteurs. Mourir seul, lynché par ses fans, humilié jusque dans sa chair par ses ennemis, le vieux soldat, le vétéran mérite mieux que ça. Pourtant, en 2008, il nous a tout donné, sa tragédie ultime, celle d’un homme qui trouve la force pour donner un sens aux derniers jours qu’il lui reste à vivre. Mon jeu de l’année 2008, donc.

Hé, A Dieu Vat, le mot de la fin ?

Voeux présidentiels

Comme tout bon président, l’état robotique vous présente ses voeux.

DSi

Last week event, part 2

A l’occasion d’une des fêtes aléatoires de fin d’année, j’ai encore donné de l’argent à Nintendo. Une DSi, ce qui ramène la génération DS à un budget global aussi mastoc qu’une 3DO ou une PS3.

Mais. Mais. Mais. Il y a Ugomemo.
GRATUIT, COUSIN. Un cadeau fait à la génération Mario Paint.

Et ça, ça change tout.


Saloperie de batterie qui te lâche à la fin.

Les Gobots

Last Week event part1 :

Petite perle robotique de fin d’année:

Face A

Face B

Note: il n’y a aucune forme de crédit, ni pour l’illustration, ni pour l’acteur, ni pour le texte. A l’époque, les podcasts amateur se faisaient en 33 tours. Anecdote qui tue: c’était vendu dans un pack avec 2 45t, La Ballade de Davy Crocket chantée par P.Simpson Jones et la Dernière Licorne par Caline.

Last Week Event : Adieu 2008

Alors que les marronniers sur les achats de Noël se métamorphosent en reportages annuel sur les “sites de reventes qu’on ne nomme pas” quand ce n’est pas la soixantième rediffusion de Beethoven 3, il est temps de tirer un trait, de mettre un uppercut à cette année pourrie, sur fond de bilan Airwolf, de brochettes fromage, de joie et de cadox en tout genre.

Bienvenue dans:

Part 1: Les Gobots

Part 2: DSi

Part 3: Ciné Robotix Redux part 1

Part 4: Ciné Robotix Redux part 2

Part 5: Game Redux 2008

Part 6: Adieu 2008 Part 2

Des friandises 2008: The Spirit

Voeux présidentiels

Rentrée séries 2008: Heroes, Prison Break, 90210, Dexter etc

Maintenant que la série de l’été a pris fin (en fait, elle est terminée depuis le départ de Hakim)

Après la fin des J.O de l’improbable, où France Télévision nous a diffusé de l’athlé comme des nuls… (ici Laurent Luyat qui balance un sortilège “sommeil” niveau 6)

Voici les nouvelles séries de la rentrée. De la rentrée us hein, on parle pas des nouvelles saisons de Plus belle la life et le reste.

Dexter doute. Sa soeur a-t-elle changé de coupe de cheveux ? Bobby Simone / Jimmy Smits en spécial toutes les semaines. Allez on y croit.

Prison Break est devenue une A-Team cachée qui élabore ses plans dans un hangar. Enjeux nullissimes, premier épisode risible, PB avait déjà sauté le requin depuis longtemps, mais là, on a la confirmation.

Shin Beverly Hills a.k.a 90210 tout court. Le show du moment dixit un ami qui lurke les forums de type ok podium. Il se reconnaitra. Ici Kelly discute avec Shannen Doherty mais a déjà du mal à cacher son agacement…

…Alors que tout l’intérêt de la série, soyons franc, c’est le sens du staïle général. Les fringues improbables, les dialogues à fort potentiel (“quoi, tu tiens un blog?!”) et ses acteurs de 25 ans qui veulent nous faire croire qu’ils en ont 16. Ca n’a pas changé, ça (la soeur de Kelly, là, est largement au dessus du barelly legal, je l’ai imdbé pour toi. Riche mais proximité, elle a un ipod.) Et Rob Estès, le cosmo-bogosse est le proviseur tandis que des minets sortis tout droit de Smallville jouent les profs cools. Bande son sans doute bricolée par Itunes Genius (“t’écoute Coldplay, Viva la vida ? Oké alors achète ça aussi”). Combien de temps tiendront-ils ?

Mais l’actu c’est Heroes… qui part d’un niveau si bas que la prod n’avait qu’une seule solution: y aller à fond la caisse, assumer sa propre débilité, quitte à créer une problématique absurde.

Heroes, souvenez-vous, ses horloges avec des kanjis, aussi authentique que la brochette fromage du menu F du Tokugawa Sushi de la rue de la Roquette.

Nathan, qui a déjà survécu à une explosion nucléaire au dessus de sa nuque, revit. Forcément. Mais connement. Il est entré en période biblique tendance “entrez dans l’espérance” dont on a du mal à comprendre l’intérêt. Du coup, la série est en passe de se voir renommer “Cathoes”.

Shuresh nous fait vivre des moments palpitants de blabla science. Forcément, il entraîne dans son sillage le personnage le plus passionant de la saison 2, la chicanos.

Attention moment culte: des dossiers hyper top secret, LE gros danger de la saison, l’ultime plot device, traine bêtement dans le salon, entre le pouf et les boites remplies de vaisselles qui attendent le déménagement. C’est trop bêta quand même. On a jamais vu un plot device aussi stupide.

“Top secret, top secret… voyons voyons, ça pourrait me servir, ça…”

Sinon… The Fly ? Non, désormais, c’est Suresh qui assume pleinement son utilité physiologique à l’histoire et justifie ses heures passées sur un power plate. For da ladiez.

Hiro et son sidekick se baladent dans un décor tiré de “Yakuza” de Sega. On a rarement quelque chose d’aussi faux depuis… l’horloge avec les caractères japonais… Je vous révèle juste un truc: il va se retrouver rue st jacques après. Sountrack accordéon à venir.

Ando, l’homme aux mimiques de folie is back. C’est juste pas possible.

On la croyait morte dans l’incendie causé par le dangereux gang des voleurs de comics ? Eh bien non ! On a eu peur !

Saison 3 qui s’annonce… à fond les ballons, sans aucune forme apparente de logique interne. La Veronica Mars en nulle, Piterpetrelli, la cheerleader qui n’a plus besoin d’être sauvé là, d’ailleurs, c’est comme un melting pot de bonheur hebdomadaire, un peu comme quand on s’enchaîne les émissions politiques du week-end avec des plateaux riches en Moati Vs Bayrou. Battlestar Galactica, ça sera pour plus tard.