Kamui Robotics

Tu es bien devant la nouvelle formule de Kamui Robotics, le plus grand ramdam (anciennement buzz) sur internet depuis le Lipdub de l’UMP.  Matte un peu comment c’est devenu joli.  Du twitter, de la bannière classe etc. Y’a même une erreur 404 custom. On est passé en mode Super Sayan 3. Mais tout ça, c’est pas de moi. J’aurai tant voulu savoir coder la puissance de l’internet, mais au lieu de ça, j’ai appris à faire des coups de pied sautés. Ce qui nous amène à ce blog.

Ah oui, si tu ne sais pas de quoi on parle ici, c’est que tu l’as trouvé sur Google avec des mots clefs du genre “Ninja Nazi Fornication Airwolf Brochette Fromage X-Men Zemmour”.  Tu as des hobbies bizarres mais no judgment, tu es le bienvenu quand même.

Hasard du calendrier, c’est il y a 5 ans qu’est née Kamui Robotics. C’est donc l’occasion idéale pour marquer et le coup et faire entrer la Robotique dans une nouvelle ère. Un nouveau quinquennat plein de promesses où l’on étudiera le cool à travers différentes unités qualitatives : les comics, les coups de poing dans les dents, les jeux vidéo, les corniches, la politique, le mauvais rap, le cinéma et Supercopter.

Et un poème pour fêter cet anniversaire :

Goldorak. Qui tue l'abominable Golgoth des neiges. De dos. Puissance.

Edge of Darkness

Après avoir joué le flic sans foi ni loi, Mel Gibson revient dans… un vieux flic sans foi ni loi qui veut se venger. Un rôle de composition.

Notre vieux héros est filmé de manière un peu alimentaire par Martin Cambell qui le pousse jusqu’à la cruauté, à se montrer avec sa vraie gueule d’aujourd’hui, sans fard. Il est affreux à regarder, bouzillé de partout. L’alcool ?

D’habitude dans un Mel-movie -synonyme de vengeance movie- il y a toujours un rapport étroit à la douleur ce qui signifie qu’il va tabasser des types puis ensuite se faire torturer à son tour. C’est peut-être ça, son chemin de croix 2010, montrer sa vraie gueule comme pour expier ses délires racistes et antisémites. Mel se fera donc dérouiller maxi-music. Il essaye de se racheter, ça se sent. C’est pour ça qu’il est le seul personnage honnête du paquet, caché dans un imper cradingue. Zemmour dirait qu’il fait de la repentance. Pour faire contrepoids, le scénario parachute périodiquement un personnage qui lui donne de bons conseils, une entité un peu burlesque qui balance des bons mots par grappe. Particularité: il est si artificiellement collé à l’histoire qu’on pourrait le sabrer hors du film, via un director’s cut. Le mec inutile.

Vengeance-movie oblige, certains acquis gibsonniens sont bien là, tel que la torture gratuite avant l’interrogatoire, un truc chopé depuis par Jack Bauer. Tout le monde est corrompu, chacun mérite et aura son coup de poing dans les dents. C’est peut-être bien le problème : Edge of Darkness, nom VO aussi générique que Hors de Contrôle, c’est pas l’imagination au pouvoir. C’est pire : on l’a déjà vu ouate mille fois, ce film.

sur 5.

A Single Man

Dans A Single Man, la Lune apparait juste un instant. Elle est sensuelle, toute rouge. Mais aussi rouge, ça n’existe que dans Goldorak, et en général cela signifie que les armées de Vega vont attaquer la Terre. Chez Tom Ford, c’est juste parce que ça claque.
A Single Man fait du chichi. Autour d’un rien, il s’attarde, il te madeleinifie n’importe quoi qui passe dans le champ de vision de Colin Firth. Mine triste, il joue un prof malade de chagrin d’avoir perdu son compagnon dans un accident de voiture. Sa peine est si insoutenable qu’il veut se flinguer et donc s’organise en vue de l’évènement. Mais problème : il est anglais, a.k.a passablement arrogant. Sans être beau, ce prof a du style. Faire les trucs simplement, c’est pas sa came. D’où le chichi par hecto-dose.
C’est assez cohérent et même justifié par la situation. Mais tout subit un peu le même traitement. Les autres mecs qui feront fantasmer le prof, le décor, le style sixties, les élèves, même Julienne Moore qui ferait même bander un gay. Tout est sur-beau, over sexualisé. Colin Firth, qui gagne à ne pas jouer dans des comédies sentimentales nazes, mérite vraiment tous les éloges qu’il a eu même si mon obédience le préfèrera toujours en Vermeer, perceur d’oreilles frustré de ne pas pouvoir prendre Scarlett Johansonn. Mais ça doit être mon côté fleur bleue.
Bizarrement, A Single Man devient vraiment intéressant après un certain cap, passé les présentations pour se terminer avec un certain panache. Bref, en plus de m’avoir fabriqué de chouettes lunettes, Tom Ford a produit un mélo gay ultra maniéré comme une pub de parfum, assez orgueilleux et donc intéressant. Un Gay-lo.

Percy Jackson, le voleur de foudre

La honte n’existe pas pour les dieux. A partir du moment où l’on a regardé le combat du Phénix contre le chevalier de la Vierge qui est la réincarnation du Bouddha dont la maison se trouve en Grèce, et surtout quand on a trouvé ça cool, t’as plus peur de personne.

L’affiche de Percy Jackson ne se cache pas. Elle arbore la même typo que les “Harry Potter” dont il a décidé, semble-t-il, de copier le flow. Commercialement c’est judicieux mais le résultat est bancal. Percy découvre qu’il est fils de Poséidon et qu’on l’accuse d’avoir volé la foudre. Une guerre titanesque va bientôt avoir lieu et la Terre est le champ de bataille. Il devra donc retrouver cette foudre et de la ramener dans l’Olympe. Qui se trouve pas en Grece sur le mont du même nom mais en haut de l’Empire State Building. Plus commode pour le setting et la proximité. Des dieux qui se mélangent aux humains, on voit ça tout les deux jours dans le monde japanimo-comics. Hercules est un allié de Captain America et le chevalier de Pégase sauve régulièrement Athena tandis que le Gollem veille sur une ville de Dragon Quest.

Percy et son manque d’horizon me flanquait la trouille. Est-il Percée, celui qui est sensé défier Poséidon ? On dirait que l’auteur original manquait d’imagination et a wikipédié son histoire pour lui donner du tonus. Du coup, Percy va cruiser à travers les USA dans un vrai parc d’attraction « best of » mythologique. Butter Méduse ? Pas de problème, il la voit dans le reflet de son iPhone. Les sirènes, c’est les casinos de Las Végas. Hollywood, c’est l’Enfer. Etc.
En fait, toute l’histoire de Percy est sloppy, assez mal racontée, avec l’imagination d’un premier jet à peine passée au propre. Le twist final est à lever les yeux au ciel. Et le sidekick noir (un satyre, Loul) fait passer la prestation de Jar Jar Binks pour de la comédie italienne, légère et subtile. Et je parle de la seule bestiole à avoir marché dans la merde de tout Star Wars.

Même s’il singe à tout va Harry Potter (pas vu, pas lu) et qu’il aligne une flopée d’acteurs non-convainquant (Poseidon joué par le double de Nani Moretti) , Percy a au moins deux qualités. First, c’est un teen-achievement movie regardable. Tu sais, ce truc qui reste assez vénérable dans Spider-Man 1 : un môme qui fait un full circle métaphorique de l’adolescence. A la fin, Percy sait, il fait, il n’est plus victime de son passé. Il a grandi et dans le prochain épisode, il a aura peut-être le droit de boire de l’alcool. Gut. L’autre argument, c’est Pierce Brosnan qui joue son tuteur. C’est un centaure. Vraiment. Un spectacle indéfinissable que même google image n’en trouve pas de trace.

sur 5.

Black Dynamite

“Black ! Dynamite !” résonne la bande son incroyable de ce pastiche ultra-chiadé. Blaxploitation et Kung Fu, unis dans un mélange assez fou et jouissif. Y’a des vrai-faux raccords pour faire plus halal, une Misty Knight “Black Pantha” à tomber, des méchants blancs délicieux et du Kung Fu pour répandre l’amour. Ce ne sont pas des coups de pied. C’est de la poésie.

Mention spéciale pour un boss de fin tellement ultime que même Bill Murray en armure de combat District 9 ne pourrait pas faire le poids. Le commandant en chef d’Avatar, il rentre chez sa mère. Black Dynamite mérite son fuckn’ Airwolf .

De la poésie.

C’est si bien que j’ai envie de dire : BATMAN, MOTHERFUCKER !

Quelle scène incroyable. Un concentré d’intensité de cool que j’aimerai retrouver dans chaque bureau de poste français.