Dans les dents !

Pour la nouvelle saison des coups de mandales robotisées, on commence par un conseil santé de Franck Miller et Mazuchelli :

Adieu 2008 part 2

Ultime rundown de l’année 2008, une année pourrie vous diront les chinois.

L’année de ceux qui qui ont mouillé la chemise pour rien.

Ce fut l’année d’un happening, un come back des limbes:

Tout ça pour nous donner ça en 2009… C’est mal barré.

Et des rencontres qui ont vraiment fait avancer le débat public…

2008 a commencé par un costard à 4 milliards…

Heureusement, on a vu quelques couples heureux, même après l’Euro 2008.

C’est sans parler de l’éclosion de quelques blogs “love love” :

un concert…

Totalement gratuit :

Rrrrrrr

Heureusement, ce fut l’année de quelques réussites comme le sympathique Morsay (qui propose de poser des questions à Luc Chatel, relance de la conso oblige).

Des milliards et une pièce de théatre.

Celle où DSK est devenu présidentiable….

Celle des ex-retraités heureux.

Oui, elle peut supporter la vérité, celle des vrais chiffres, mais l’année prochaine. En attendant, officiellement, on traverse simplement “un trou d’air”.

2008, l’année où les chiens ont gagné le droit d’adopter des êtres humains.

Les films, oké j’ai donné, mais bon, best documentaire de l’année: Patrick Sebastien qui va “jusqu’au bout de la schizophrénie” dans un documentaire narré par lui-même à la troisième personne.

Une année assez nulle en série.

Heureusement, 2009 commence avec Jaaaaa….

Jaaaaa….

2009 sera l’année où l’on ne respecte plus rien.

Et des gens dans la boue.

Il faut parler de comics, c’est l’occasion de revenir sur le Year Zero absolu de Superman. Alors que les gens saluent à tour de bras un Batman qui montre ses dents pour faire le méchant et que Frank Miller sombre dans la folie avec son futur Batman contre Al Qaida tout en hybridant The Spirit et Sin City (j’y reviendrais), Grant Morrison, lui, a réussi un miracle : celui de faire le récit ultime de Superman. Pas évident : il est trop puissant, trop moral, il est plus facile de faire des coups de pieds dans la gueule et d’avoir des résultats plus rigolos. Mais Morrison a une autre feuille de route : en piochant avec sa grosse main dans le bac à jouets des histoires désuètes ou folklorique, il balance le tout en 12 numéros, pas un de plus, et fait le tour de la question. Krypton, son père, les Kent, Olsen, Luthor et Lois, forcément, Lois, une relation formidablement résumée ici .

On a rarement fait plus ambitieux sur la question du super héroïsme depuis les années 80 ou même Christopher Reeve. Chaque pierre du corps du Gollem protecteur est assemblée dans un but bien précis, avec toute la malice qu’il faut pour inciter à la relecture. Frank Quitely, dont le trait n’a jamais été aussi précis et affuté, a gagné ses galons de narrateur majeur, puisant dans tout ce que la bédé compte de Mobïus et d’Otomo, cette énergie brute cinétique intercepté avec la légèreté d’une mine HB. Un exemple parmi d’autres, le numéro 10. Alors qu’il n’a que quelques heures pour se guérir, parler à Luthor en taule, affronter une race ennemi, créer un système solaire et un univers ( !), déménager un peuple sur Mars, sauver Lois, trouver un remède contre le cancer, il prend le temps de sauver une émogoth.

Superman All Star est sans doute une des meilleure bd de Super Héros de tout les temps.

Mon top 2008 sera pour une fois mélancolique. Temps de crise, annus horribilis, Julien Dray, tout ce qu’on veut. Bien sur, on pourrait considérer que le meilleur du meilleur est aussi le lauréat de 2006, traduit par des petites mains ouvrières et bénévoles, comme du café que vous aurait offert une dame tandis que le froid sibérien s’engouffre jusque dans vos bottes en cet hiver de 1943.

Pas un jeu, mais une appli, Ugomemo est la killer apps’ à l’ancienne, celle fournie avec la console, aussi radicale que Tetris à l’époque de la Gameboy Noir et Blanc Dot Matrix.

Comme pour les films, un des jeux de l’année a pris tout le monde par surprise, un crochet dans les dents balancé un jour de Janvier. Smash Bros X. Ce Brawl réunit tout le savoir faire de la compagnie en mode old type gaming. Dès le début d’année, comme pour faire « regardez, on est les boss ». Du plaisir millimétré.

Braid s’offre sans doute une mélancolie la plus poétique, flirtant avec la peur du néant, du rien au milieu du trop grand. Spleen immatériel, il confronte le joueur/héros avec la solitude de l’incompréhension, puisant dans une relation amoureuse dont il est devenu totalement étranger. Et c’est quand tout se termine que tout devient clair.

Enfin, meilleur baroud 2008, Metal Gear Solid 4. Trahi par ses fans qui ne voient plus en lui que le rejeton d’une trilogie boursouflée par ses propres codes et ses ambitions, abandonné de tous les décideurs d’avis annuels, Solid Snake meurt seul, la vie écourtée par l’AVC scénaristique cruel de ses auteurs. Mourir seul, lynché par ses fans, humilié jusque dans sa chair par ses ennemis, le vieux soldat, le vétéran mérite mieux que ça. Pourtant, en 2008, il nous a tout donné, sa tragédie ultime, celle d’un homme qui trouve la force pour donner un sens aux derniers jours qu’il lui reste à vivre. Mon jeu de l’année 2008, donc.

Hé, A Dieu Vat, le mot de la fin ?

Voeux présidentiels

Comme tout bon président, l’état robotique vous présente ses voeux.

Game Redux 2008

Le « ah oui, c’est sorti en 2008 »

DMC4

Prix de l’overhype et du gameplay survendu 2008 :

Fable 2 («oh regardez, là, on se balade avec un chien»)

Le “bon bah vous vouliez une suite”2008 :

Gears of War 2

Meilleur tales of like de l’année :

Star ocean second evolution sur psp

Meilleures 5 premières minutes dans un Tales of en 2008

Tales of Symphonia Wii

Prix du jeu « poisson rouge » (qu’on finit par se dire “combien de temps que j’y joue à cette merde ) :

Final Fantasy Crystal Chronicle : my life as a king.

Prix “facebook” du meilleur passage de « in a relationship » à « it’s complicated » :

Final Fantasy XIII et son exclu

Meilleur « merde, un running gag s’éteint, une légende s’éveille »

Fatal Inertia sur PS3, enfin.

Meilleur bout de plastique qui prend de la place:

La Wii Balance

Prix du “Quota de Nomura pour les fans 2008, promis le XIII c’est pour 2009” :

Dissidia : Final Fantasy

Le remake 2008 che-mo

Castlevania : The Dracula X Chronicles

Prix du cynisme :

le mode story qui va de Raditz à Cell de DBZ Burst limit

Palme du « ça va finir par se voir, les mecs »:

Wii Music

Runner up : Link’s Crossbow training

Meilleur changement d’O.S.

La DS qui passe DSi. 20000 yens.

Palme de l’éditeur qui a envoyé la plus grosse caisse de champagne à Famitsu.

Chun Soft et Sega pour 428

Prix du meilleur « ah ouais la DS, c’est finalement pas la console du shooting »

Metal Slug 7

Palme de la star embauchée pour rien 2008

Masamune Shirow qui fait les illustrations du booklet de Fire Emblem : Shadow Dragon sur DS.

Attention…

Meilleur jeu “dans les dents” 2008 :

Tatsunoko Vs Capcom

Prix de la meilleure quinte de toux :

Old Snake, début du Chapitre 3

Palme de la sortie baclée parcequ’il fallait faire une sortie mondiale avec un personnage pour chaque marché :

The Last Remnant

Meilleure promo :

The last guy

Award qui montre à quel point Sony est à la ramasse 2008 :

Lost Planet PS3 & Super Robot Taisen Z PS2

Meilleur skin de chinois 2008 :

Orochi Musô 2

Rpg « où il faut se ménager du temps libre comme un MMORPG »

Persona 4

L’option la plus folle de l’année :

Les persos Non-hD dans Street Fighter II HD.

Runner up : le Mii X360 qui rote en appuyant sur le stick droit.

Prix du design aléatoire qui est souvent mieux que celui de base 2008 :

Soulcalibur IV

La Licence “bon, on fait nawak, ça va se vendre quand même” 2008

Beijing 2008

Palme de la fausse bonne idée

R-Type Tactics

Meilleur multi :

Left4Dead (la demo, j’attends toujours de le déballer, sinon)

Meilleur « on veut faire comme Capcom, mais on en fait, on leur prend que les gaffes »

Little big Planet qui utilise des chants sacrés islamiques. Non mais bravo.

Le « tout allait bien jusqu’à ce qu’on découvre la mascotte qui gâche tout »

Valkyria Chronicle (Senjô no Valkyria)

Meilleure demo, mais juste la demo en fait :

Mirror’s Edge

« Y’a comme un hic » 2008 :

Les mecs qu’on tue au sabre dans Ryû ga Gotoku ! Kenzan et qui la séquence d’après vous filent des thunes.

Le “on le sort quand même par principe” 2008

Home

Les “tout notre budget est passé dans la DS” 2008

Suikoden Tierkreis & World Destruction

Award 2008 de l’utilisation des réseaux de ses créateurs :

Lost Odyssey, Blue Dragon + et Away (Mistwalker)

Le “Que reste-t-il 2008″

Infinite Undiscovery (meilleur titre aussi)

More to come.

Cinéma Robotix Redux 2008 part 2

2008 au ciné ce sera…

Un début de film :

Triangle (Tsui Hark)

Un regard caméra qui tue :

Amalric, les yeux écarquillés what-else, qui te lit la lettre qu’il destine à sa sœur dans Conte de Noël

Runner up: Gwyneth dans Two Lovers


Un acteur :

Ed Harris + Viggo Mortensen dans Appaloosa, comme un seul homme. Sinon le réalisateur de “Y’a que la vérité qui compte“, nominé pour meilleur nemesis 2008


Une scène de gunfight :

La valse de Valse avec Bashir


Une réplique qui tue :

“I don’t read the Script, the Script reads me” dans Tropic Thunder.


Une réplique qui tue 2 :

“Opera.” répond Joaquin Phoenix à sa petite amie. Two Lovers.


Un bogosse:

Robert Downey Jr dans Iron Man


Une fille (LA fille !) :

Tang Wei dans Lust Caution


Une scene WTF :

Le début de Mad Detective


Une scène gore :

Mirrors, la fille dans son bain, wtf


Sautage de requin le plus éhonté 2008 :

Hancock, à la moitié du film


Un quota de luchini, tant qu’à choisir :

Paris

Un film qui aurait pu donner quelque chose si ce n’était pas Hollywood :

Wanted


Pire tromperie sur la marchandise:

Sex & The City


Une scène d’action loupée :

Quantum of Solace. Toutes, en fait.


Un film “en contre-courant de la crise”:

Go Lucky, Be Happy


Un retour raté:

Indiana Jones IV

Un film spoilé par le titre :

2 jours à tuer

Un remake raté :

3h10 pour Yuma

Un film « non-drôle mais pas nul quand même mais bon, pas drôle pour un film comique, c’est dommage » :

Disco

Un film aux scènes absurdes mais intéressant quand même :

There will be Blood


Un succès “je me demande encore pourquoi”

Bienvenue chez les Chtits

Meilleure mort à l’écran (ATTENTION SPOILER)

Hibou dans la cité des hommes


Un finish qui tue :

La dernière séquence de Sparrow


La scène qui dit tout :

Javier Bardem qui s’essuie les pompes à la fin de No Country for Old Men


Meilleur personnage secondaire :

L’anglais dans Forgetting Sarah Marshall ainsi que Johann Krauus dans Hellboy II


Pires dialogues « qui veulent faire genre j’suis cool mais ça foire » :

Juno

Runner up : Le premier jour du reste de ta vie

Meilleur pixar :

Wall-E. Mais seulement la première moitié. Et le générique de fin.


Meilleure comédie française :

Seul Two, par élimination


Une blague qui a fait rire le public dans Astérix et les jeux olympiques :

Obélix qui fait “youhou”, à un moment. Véridique.


Un décor pittoresque :

des plages de béton dans Women on the Beach


Un film “ah merde je l’ai loupé, c’est sorti finalement” ?

Coluche


Un film dont j’ai oublié de parler :

Chomsky et Cie

Un film brochette fromage :

Inju


Un mec qui se prend trop au sérieux :

Tout le cast de Dark Knight en fait.


Un acteur qui a tout compris au comics original, lui :

Ed Norton + Downey Jr

Meilleur “bon je crois que j’ai été le seul à me bouger pour le voir mais ça valait le coup”

Le dernier maquis


Un gag :

La course poursuite avec James Franco dans Pineapple Express


Un film russe :

12


Un film qui sert à rien :

Cliente


Un film coréen :

Le bon la brute le cinglé. Woman on the Beach / Le bon la brute le cinglé, mais sans briller tous les deux.


Un film yiddish :

Two Lovers


Un film israëlien:

Beaufort


Un film from Singapour :

My Magic

Une film sur la classe ouvrière ( et où l’on voit une scène d’auto-circoncision) :

Le Dernier Maquis

Le “Qu’en reste-t-il” d’or 2008:

Parlez moi de la pluie

Runner up: j’ai toujours rêvé d’être un gangster, que tout le monde semble avoir oublié.


Une scène classe:

La danse du couteau dans 12


Un plan :

Les métiers à tisser dans Useless


Un film qui ne m’a inspiré aucune forme de réaction, même pas une critique :

Mirrors, malgré Jack Bauer dedans.


Nemesis le plus réussi de l’année :

Le capitaine dans Changelling


Un film qui me reste à voir:

Rambo


Un Frank Miller :

The Spirit dans 2 jours. Et ça sera nul, je sens.


Un Apatow :

Forgetting Sarah Marshall


Un plan mortel “maisquipasseinaperçu”

Les petits vieux au bord de mer, dans Go Lucky Be Happy


Une crise mystique :

L’île


Une scène de cul :

à piocher dans Lust Caution.


Meilleure scène d’action, meilleur actionneur et film “de l’été” 2008:

Speed Racer (et son intro de fou)


Pire film:

Le premier jour du reste de ta vie


Meilleure tentative française:

Mesrine 1+2

Meilleur film Français :

Conte de Noël


Best movie :

No country for old men

(pour la compta, ca sera dans l’ordre: NCFOM, Valse avec Bashir, Two Lovers, Conte de Noël, Beaufort, Triangle/Sparrow, Appaloosa, 20 mn de bonheur, Lust Caution, Useless, Speed Racer et 12 qui n’est pas sorti en France.

Cinéma Robotix Redux 2008 part 1

Exercice type de fin d’année: grâce au calendrier d’allociné, on fait le bilan de ce qu’on a vu, de ce qu’on a oublié, des films du défi, de ceux qui ont merité l’impasse etc lesquels on a fait l’impasse et ceux qui restent à voir la dernière semaine. C’est assez consternant, car il y a vraiment pas mal de navets. Du genre, le premier qui vient, Sweeny Todd… Déjà, ça va me mettre de mauvaise humeur. Tim Burton n’a plus rien à dire à part nous vendre son esthétique loligoth archi revue en faisant des films de père de famille chiant. Alors ouais, on commence par un 1/5 Airwolf, un shot de vodka et on commence, par ordre d’apparition.

Rappel: Un film Airwolf, un film du “fuck yeah” 5 Airwolf: ultime, 1 seul Airwolf, frappe comme une fillette

ou

10000 BC m’aurait emballé, mais à 10 ans. C’est grosso modo l’histoire de Ka-Zar fusionné avec Rahan avec, inclus dans le pack, tout le savoir faire en fête foraine de Roland Emmerich, au détriment de toute cohérence. Mais le fait qu’il s’est largement fait incendier partout lui octroie par principe un 2/5 Airwolf, avec bonus points pour les acteurs inconnus. MR73, c’est le néo-polar à la française, celui qui veut être plus dark que les coréens eux-mêmes. Du coup, on voit un Daniel Auteuil aller au bout du tréfonds de la débauche et du pathétique. Gerbe, pluie stylisée, c’est Sin City en couleur, sans humour et à Marseille. Et sans Van Loc. Mention spéciale pour le commissariat qui ferait passer n’importe quel trou à rats pour le Hilton. 2 Airwolf, pour l’initiative. The Darjeeling Limited prend aussi la posture mais dans l’autre sens. Trois frangins voyagent à travers l’Inde pour bond together again. L’Inde, c’est bien joli, mais ça pourrait être n’importe quel coin du monde et tout sonne artificiel, improbable et rend leur conflit familial non-intéressant. Au début, Bill Murray court après le train sans le rattraper et j’aurai vraiment préféré voir ce film là que celui des 3 gus sur fond de musique d’ambiance « forcément » raccord avec les ambitions de coolitude de l’entreprise. Un film aussi authentique que Rachida Dati. Sans moi. 3H10 pour Yuma, en plus d’être un western znul comparé à cette production géniale de 2008, est un remake d’un classique, tout comme The Day Earth Stood Still. Et même si j’empath moins que le film de SF des années 50, on est devant un film d’aujourd’hui qui a complètement, mais alors COMPLETEMENT pas compris son original. Enfin le The Day Earth avec Keenu, j’ai pas osé, mais on va mettre ce jugement sur le compte de la conscience cosmique. Allez, un shot de vodka.

J’ai toujours rêvé d’être un gangster propose une scène vraiment réussie, une seule, et sans doute de l’impro alcoolisée. Le reste, c’est du film un peu wanagain qui fait des manières que de la manière, à l’image de l’affiche photoshopé. D’ailleurs, 8-9 mois, il ne reste RIEN de cette initiative curieuse. Deux jours à tuer, pareil. Dupontel joue encore une fois le mec au bord de la crise, son meilleur rôle (ce qui lui a permis de briller, même dans une merde comme Fauteuil d’orchestre). Mais bon, il est évident qu’il va mourir (spoiler, d’où le titre). Mais il le joue genre « après moi le déluge », d’une manière qui ne correspond pas vraiment à celle de quelqu’un qui va mourir. Assez ennuyeux donc. JCVD par contre, c’est 3 Airwolf; cash. Les deux bandes annonces étaient ébouriffantes, et finalement le film tient la route. Il te regarde dans les yeux, sans jamais te dire Aware et te vend sa sensibilité à fleur de peau. Alors qu’il galère dans sa banque, Grand Belge Malade se retrouve, comme d’autres, face à un braqueur. Une prise d’otage en Belgique ! Alors que les banques sont vides ! A d’autres ! Phénomènes est un Shamala un peu particulier. Pas aussi nul que le précédent, il repose sur une logique débile, du non-sens à l’état pur. Un mec regarde un trou dans une bâche, la séquence d’après, il s’ouvre les veines après un accident de bagnoles. Des mecs s’endorment sous une moissonneuse, youtube balance les images d’un lion bouffe live un humain, pendant que le héros est totalement impuissant. Le meilleur passage : le vent devient le Némésis ! Il se met à souffler derrière des persos à la ramasse qui font « attention ! ». Totalement absurde donc pas franchement mauvais. Souvenir, alias Cheonnyeonhak, est le dernier Im Kwon-taek, le génie aux 50 films (dont 5 sorti en France). Après le sublime « Ivre de femmes et de peinture » (un des meilleurs biopics du monde, j’y reviendrai un de ces quatre matin) et la Pègre, il se contente d’une histoire de chant traditionnel coréen et de tambourin, mâtinée d’un triangle amoureux. Très zen, très lent, un peu décevant. Passons à Wall-E, le film d’anim de l’année, vu que ceux autres studios sont à la limite du regardable. Wall-E, c’est mignon, surtout la première partie, sur Terre. Ca perd de son intérêt dans l’espace mais heureusement, ça retombe sur ses pieds pour une magnifique séquence de crédits finaux, naviguant à travers les courants artistiques de l’humanité. Mais. Cette unanimité m’oblige à réitérer ma passion pour Cars, que tout le monde a l’air de détester et qui est pour oim sans doute le plus néo-classique des Pixars, le film quin-ri par excellence. En plus, c’est le dernier (et brillant) rôle de Paul Newman, décédé cette année. Wall-E, c’est bien; Cars, c’est juste géééééénial. Allez, je trinque à la santé de Paul.

Attention, sur ma liste apparait un dytique de Wayne Wang. La princesse du nebraska devait être si anecdotique que j’en ai aucun souvenir. A moins que ça soit l’alcool. Par contre, un millier d’année de bonnes prières nous raconte l’histoire d’un vieil homme venu rejoindre sa fille immigrée aux USA. Incommunicabilité des générations, nos parents ou nos grands parents qu’on n’écoute pas assez, décalage des générations, Wayne Wang fait ça vraiment très bien, nous faisant bien ressentir ce moment douloureux de la vie avant la mort de nos parents, de cet instant où l’on devient les parents de nos parents.. Emouvant comme une histoire de Smoke prise à part, ce qui met la barre très haut. Star Wars The Clone Wars. Oui, parfaitement, mon neveu a préféré voir ça plutôt que Babylon A.D et il a sans doute bien choisi. Seulement, en plus d’être assez chiant (random épisode sur 2 h, bienvenue dans les années 80), la nouvelle héroïne Ahsouka m’a complètement fait sortir du film. Souka, en russe, c’est Salope. Oui, d’accord. La fille de Monaco est à peu près aussi bon que le pire du pire de Woody Allen, enfin juste le cran au dessous. Dans ce film joli comme une carte postale qu’on trouve dans le tiroir d’un hôtel 2 étoiles de la cote d’azur, seul Luchini fait ce qu’il fait de mieux et fait exister les autres personnages, Roschdy Zem fait le minimum (et pourtant qu’est-ce qu’il est bon, lui, d’habitude) et la fille de la météo fait la random bimbo average. Mais zéro ambition de film, tout en se la jouant. Seul la presse française essayera de vous vendre ça comme un truc sensuello-érotique alors qu’au final, Walou. Pareil pour Intrusions d’Emmanuel Bourdieu, sauf que là, ça se la pète niveau acteur, avec Amira Casar (non, mais ce n’est pas possible, là) et Denis Podalydès (insérer logo sociétaire de la Comédie-Française). Ca non plus, pas possible. Je fais un saut rapide sur Vicky Christina Barcelona Whatevera, lui aussi qui n’arrive pas à grand-chose. On est dans le low tier d’Allen sur fond de dialogues fantômes. Dommage.

logo demandé :

Autant s’arrêter sur la Possibilité d’une île. Oui, je suis allé le voir en salle. Cela fait partie d’un cycle « Bushidô », qui consiste à affronter le pire du film médiatico-bullshiteux du moment avec un ami, brave parmi les braves. Depuis, j’ai essayé d’en parler, de communiquer à ce sujet, mais rien ne peut résumer le spectacle absurde ce qui défile à l’écran. Une secte, Magimel, une secte, des raëlliens, ca marche à côté d’un volcan. Ah et Arielle Dombales, un label qualité de plus. Indescriptible, à la fois émouvant comme un exposé loupé par un élève de CM1 et ronflant d’ambition d’un vidéo-event le plus loupé d’art moderne (VHS dispo pour 18000 €). Rien ne peut expliquer rationnellement cette daube et en même temps, il me reste une dizaine de films et c’est pas fondamentalement celui avec lequel j’ai le moins pris de plaisir. A la rigueur, via une mise en abime du triple prisme “Arte regarde Arte qui regarde France 3 Region”, on peut y prendre son pied. Plus c’est nul, mieux c’est, mais ça n’arrive pas à être complètement de la daube. Un film “François Hollande”: on s’en moque.

Un shot de vodka de plus.

Cliente de Balasko était le nouveau défi de la collection Bushidô (après Injû). Dans toute les interview, Josiane nous disait que le sujet de son bouquin était tabou, qu’on voulait l’empêcher de faire son film sur l’histoire d’une femme qui appelle des gigolos pour prendre son pied et vivre pleinement sa vie de militante à 20€ du parti socialiste (ce qui me choque bien plus que de recourir à un escort boy, mais bon, avis perso). Mais voilà, tabou, on veut faire taire Balasko. Et là je dis : mais non, Josiane, tu le fais ton film, d’ailleurs il est sorti, et en fait on s’en fout. On se contre-fout de son histoire de gigolo, tout comme la propre histoire d’amour de Balasko, véritable fil conducteur du film joué par son propre mec à la ville, m’a glissé mon compagnon Bushidô. Oui, en fait, « on s’en bat les couilles » comme le chante Morsay.

Parlez-moi de la pluie. Jaoui Mk III. Moins fondamentalement laid que Comme une image, mais aussi moins délicat que Le goût des autres, on est dans l’entre-deux du film concept avec Djamel qui se tape des laïus sur l’acceptation des arabes. A part le fait qu’on entend arriver ça comme une locomotive rhétorique d’un Eric Zemmour, ça reste pas si mal, parfois. C’est déjà tellement plus acceptable que la laideur froide de Comme une image. Ca va mieux pour Jaoui. Tropic Thunder. 3 Airwolf. Ouais, que 3, et simplement parce que Tom Cruise m’agace à jouer le « fuck fuck” en décalage avec son image, une figure si classique de l’acteur standard. Sinon, tout le reste, et j’inclue Jack Black dans le reste, passe vraiment bien. Surtout Robert Downey qui survole tellement haut que sa perf est aussi classieuse que son Tony Stark. Encore un verre.

Tokyo ! est la seule dose de Joon-ho Bong (dans la poignée des meilleurs réa au monde) de l’année et ce n’est paaaaas exceptionnel. Un hikkikomori qui tombe amoureux d’une livreuse de pizza va devoir affronter le monde. Plein de bons sentiments, mais what else ? Bah Gondry qui nous la joue « la disparition » dans Tokyovilledugrandnimportequoi.jpg. Plus personnel que Bong et nettement mieux que son Rembobinage de cette année, mais boooon, nothing much. Leos Carax, par contre, on a quelque chose. « Merde », ça s’appelle, et vu un rapide sondage, il divise radicalement le public. Son streum qui sort des égouts et son procès sont une violence assez radicale pour les mecs qui sont venus quémander du cliché Néon-Tokyo, écran-géant-à-Shibuya. Beaucoup plus proche de la littérature russe que du Japon, son moyen-métrage est plus une interrogation métaphysique où j’y trouve une résonance personnelle. Bilan : 4 airwolf, grâce à Carax. Le Dernier Maquis, autre film dérangeant signé Rabah Ameur-Zaimeche, nous invite à explorer le monde de la religion dans une entreprise de palettes, situé dans le no man’s land des zones industrielles à l’abandon. Mao (ça s’invente pas), le patron, décide d’y ouvrir une mosquée, du coup il désigne un imam sans parlementer avec ses ouvriers. Insérer logo Danger. Un film hautement politique et dérangeant sur un sujet qui à priori n’intéresse pas grand monde. Beaucoup moins socio-tendre que Djamel + Jaoui est un film anguleux qui nous rappelle à quel point le « Pas-de-politique » de posture est une grosse connerie. Du lourd chanterait le slammeur lambda un poil niais, mais c’est plus complexe que ça. Mensonge d’état, c’est Ridley Scott qui réalise les mêmes films de son frère, et surtout comme son frère. Et je n’aime pas du tout Tony le clippeur. Ridley, s’il te plait, reviens ! Parce que 1 Airwolf, c’est ce que ça mérite là ! Et pareil pour le duo Jet Li/Jacky Chan, me souviens plus du titre du film d’ailleurs, mais c’était à peine au dessus de Bulletproof Monk, déjà incarné à l’époque par “the man who will be Kamesennin”, Chow Yun Fat.

Le plaisir de chanter réunit Laurent Deutch, le seul gars pas à poil du film (dégonflé), Marino Foïs et d’autres gens aussi nus. Bon, c’est pas parce que je fatigue mais on va aller vite, je sais c’est moche, mais voilà : c’est sans doute une des plus grosses douleurs physiques de l’année pour moi en salle, pas si loin, toute proportion gardé, d’Astérix dans un tout autre genre. Passé complètement au travers, pour tellement de raisons, du jeu outrancier aux dialogues qui se croient drôles à la caméra tremblotante façon reportage momoche à la DV. Mais surtout pas drôle. Ah en parlant de drôle, Step Brothers et Pineapple Express sont les deux dernière livraisons Apatow de fin, faisant du coude dans dans une ou deux salles dans Paris. A chaque fois, la même passion pour les persos du fossé, les loosers, mais sans le pédant des Coen tardif (voir plus bas). Point commun, c’est long à démarrer et puis à un moment, ça explose, le film respire, les enjeux plus importants explosent et surtout, les héros comprennent leur raison d’être. Les courses-poursuites de Pineapple Express sont juste gééééniales. Dans l’ordre d’arrivée 2008, 1) Forgetting Sarah Marshall 2) Pineapple Express 3) Step Brothers 4) Don’t mess with Zohan. Tellement mieux que toutes les comédies françaises 2008. Sauf les randonneurs à saint-tropez, pas vu. Je reprends mon souffle pour The Yards director’s cut, au forum des images, génialissime, sans doute mon préféré de James Gray. 5 Airwolf. (oui ça bastonne un peu). Et la fin “pas nulle” des studios mais celle voulue de l’auteur, la grande classe. Agathe Clery, combo comédie+comédie musicale, ne vient que nous confirmer un truc qu’on savait déjà, que tout le génie d’Etienne Chatilliez est passé dans ses premiers films. Mais, là, on veut savoir : « qu’est-ce qui s’est passé ?! ». Agathe, une leucoderme raciste sur les bords devient toute noire (mal maquillée, on y croit pas une seule seconde) du jour au lendemain. Trop con, elle travaille dans une grosse boite de produit cosmétiques pour peau blanche (LOL). RIEN ne marche. Les choré sont engageante comme les meilleures perfs d’un Kamel Ouali (une bonne dizaine de séquences du genre Eram), tandis que le happy end deus ex machina nous fera regretter le génie croqueur de la Vie est un long fleuve tranquille. Comme disait mon camade Bushidiste, un film qui donne envie de se trancher les veines. Vite, je veux terminer sur une note positive ! Burn After Reading ? Ouais mais non. Joel et Ethan ont réalisent un des films de l’année, faut pas trop leur en demander. Ca cabotine un peu à vide et il n’y a que les scènes de la CIA qui assurent, ce qui ne fait pas bézef dans ce petit monde « aux gueules truculentes ». Ce n’est pas No Country, ce n’est même pas Big Lebow’, c’est une salade Ceasar sans poulet. A noter qu’ils adaptent en ce moment le dernier bouquin génial de Chabon, et là, je suis vraiment optimiste. Vivement ! Je trinque à la santé des Coen bros.

Bon, impasse sur 20th century boy, film live qui m’a donné envie de lire le manga, j’y reviendrais quand le film sortira vraiment. Passons de suite au bon, la brute et le cinglé qui vient boucler l’année pauvre que nous a offerte Séoul. Par le réalisateur de Bittersweet Life, un réalisateur « Hit & Miss » par excellence. Et là, pour Joheunnom nabbeunnom isanghannom, ça marche. Le pitch : un western en Mandchourie avec des coréens et où les japonais sont les méchants. Prends ça, Mitsuhirato ! C’est siii étrange comme ambiance, on y croit pas du tout et pourtant, l’amour du cinéma sous influence (check le titre) fonctionne quand même. Et pourtant, il n’y a pas l’ombre d’une idée perso, allant jusqu’à reprendre au king du remixeur occidental Tarentino, des extraits de la soundtrack de Kill Bill. Flemmard. Encore une fois, le méconnaissable Song Kang-Ho est fabuleux. Ca va à toute berzingue, ça ne se pose pas des masses de questions et quelque part dans cette bouillabaisse asiatique (ça parle souvent plusieurs langues à la fois), le miracle coréen se produit à nouveau. Ce sera un indulgent 4 Airwolf. Oh zut, failli ne pas parler de My Music, par Eric Khoo, que je tiens comme un des meilleurs réa du monde pour Be With Me, et qui mériterait mieux qu’un emballement alcoolisé de fin d’article. Mais OSEF. A Singapour, un magicien fakir élève seul son fils. Pas très bien puisque comme beaucoup d’opprimés par le système, il boit. Il le cogne même de temps en temps. Il se fait exploiter par des noi-chi qui le torturent même. Ca va vite et les brèves séquences doloristes de bouffage de verres et de clous paraissent interminables. Mais son fils est là. En une heure trente, ils s’émancipent, prennent la fuite comme Huck et Jim et se redécouvrent de manière déchirante. Certes, ce n’est pas Be With Me, mais c’est un magnifique vent d’espoir qui souffle dans la nuque, quand on voit le gamin, qui devrait pourtant haïr ce père amorphe et tailladé, faire la paix avec lui-même. D’une délicatesse rare, malgré cette violence on-screen inouïe et sans trucage.

Voilà, il m’en reste encore 2, 3 à voir, et bye bye 2008. Un peu plus tard, le meilleur, le best of the best. Ca va faire du bien de parler que de trucs biens. Karmiquement, c’est mieux.

DSi

Last week event, part 2

A l’occasion d’une des fêtes aléatoires de fin d’année, j’ai encore donné de l’argent à Nintendo. Une DSi, ce qui ramène la génération DS à un budget global aussi mastoc qu’une 3DO ou une PS3.

Mais. Mais. Mais. Il y a Ugomemo.
GRATUIT, COUSIN. Un cadeau fait à la génération Mario Paint.

Et ça, ça change tout.


Saloperie de batterie qui te lâche à la fin.

Les Gobots

Last Week event part1 :

Petite perle robotique de fin d’année:

Face A

Face B

Note: il n’y a aucune forme de crédit, ni pour l’illustration, ni pour l’acteur, ni pour le texte. A l’époque, les podcasts amateur se faisaient en 33 tours. Anecdote qui tue: c’était vendu dans un pack avec 2 45t, La Ballade de Davy Crocket chantée par P.Simpson Jones et la Dernière Licorne par Caline.

Last Week Event : Adieu 2008

Alors que les marronniers sur les achats de Noël se métamorphosent en reportages annuel sur les “sites de reventes qu’on ne nomme pas” quand ce n’est pas la soixantième rediffusion de Beethoven 3, il est temps de tirer un trait, de mettre un uppercut à cette année pourrie, sur fond de bilan Airwolf, de brochettes fromage, de joie et de cadox en tout genre.

Bienvenue dans:

Part 1: Les Gobots

Part 2: DSi

Part 3: Ciné Robotix Redux part 1

Part 4: Ciné Robotix Redux part 2

Part 5: Game Redux 2008

Part 6: Adieu 2008 Part 2

Des friandises 2008: The Spirit

Voeux présidentiels

Dans les dents !

Piccolo fait croquer les petits du quartier: