Car on n’a pas assez souvent l’occasion de parler des jolies jeunes actrices douées (bien évidemment, c’est l’alibi officiel et il faut s’y tenir), voici donc, après un peu de repos suite à l’autopsie de la comédie française en 2011, le classement annuel personnel des “Bonnes Actrices Bonnes”. Pour mémoire, 2010 avait été celle de la nudité assumée de gauche dans le Nom des Gens et de l’éclosion de Gemma Arterton.

Note, pas d’homme dans ce classement, même si je suis d’accord avec toutes les analystes en hunk, cette année, Michael Fassbender écrase toute la concurrence, en réhabilitant au passage “l’homme en jogging “, dans Shame ou dans X-Men : First Class. Way to go, dude.

Par contre, pour boucler cette parenthèse, un ami “plus au fait” me faisait remarquer à juste titre que ce n’est absolument pas le type de physique apprécié des gays. D’après lui, Fassy plait aux femmes et aux hétéros.

 

Chomp chomp

Bon, passons au cœur du sujet : les femmes !

 

5.

Si l’on en croit les oscars, 2011 a été celle de Natalie Portman, pauvre petite chose malade qui n’arrête pas de gémir et de pleurer dans Black Swan (article ici). En chier hystériquement, ça aide pour avoir un trophée, t ‘as qu’à voir Marion Cotillard. En même temps, Natalie, c’est la seule actrice qui  continue de pousser même quand Obiwan lui fait une césarienne.

Il parait qu’il y a des mecs qui adorent les filles qui pleurent. Ca les fait craquer. Mais de tous les fétiches, je crois que les larmes d’une fille est celui qui me touche le moins. Donc pour l’ensemble de ses prestations, elle écope d’un

4.

Le pire, c’est que pour à peu près le même film, elle se fait rétamer par Mila Kunis, une habituée de ce top. Friends with benefits (mieux que No Strings Attached)ne repose pourtant que sur son aura et malgré des idées bien débiles (vraiment, les flashmobs comme Deus Ex Machina, en 2011 ?), elle continue d’émerveiller. En une scène de Black Swan où elle n’apparait qu’à peine, elle est plus juste que tout Portman. Comme elle est craquante quand elle prend la défense de Justin

Mais si maintenant elle pouvait lui souffler qu’il faut arrêter la comédie car les gens veulent que le “Sexy Revienne“.

 

mais attention à la filmo.

 

3. (mentions spéciales).

Olivia Wilde qui est devenue le gif animeé de 2011 grâce au pourtant très nul Tron Legacy.

On lui pardonne. Après, c’est daube sur daube. Cowboy Vs Aliens. Et puis finalement, In Time (Time out en français…) où elle incarne la mère de Justin Timberlake. Pas Sexy back du tout.

 

Une spéciale aussi pour l’Apollonide, souvenirs de la maison close, plus connu sous le nom de “Shame pour les hommes”. Tout comme les filles allaient voir Fassbender pour le voir full frontal et finalement se retrouver avec le mec de dos qui urine, l’Apollonide a tout du film que les mecs sont allés voir en loosedé, à la séance de 10h du mat en espérant voir du beau sexe comme pour Girlfriend Experience (hé, j’y étais, mais pour l’amour du cinéma, tout ça). Oh il y a de la belle nudité, mais c’est plutôt l’histoire lugubre de filles qui essayent de survivre. Et dont l’une d’elle se fait atrocement mutiler. Et une autre choppe une maladie bien dégueu qui fait passer la turberculose pour une migraine.

 

Reste la poitrine d’Hafsia Herzi (et ses copines). Hafsia qui doit vivre un moment compliqué car elle a déjà joué dans le film de sa vie, un peu comme Leïla Bekhti qui, elle, pour le coup, enchaîne vraiment des trucs nuls.

 

Deux grande winneuse de l’année se profilent à l’horizon. Hasard, elles ont joué dans le même (pas très bon).

 

2 ex-aequo.

Je n’arrive pas à m’imaginer Jessica Chastain autre part que dans le Midwest américain. Peut-être en poussant un peu jusqu’au sud plouc et raciste de la ségrégation comme dans The Help (“la couleur des sentiments” en fr). C’est comme ça, impossible de se l’imaginer ailleurs que dans une maison en bois. Mais elle a pour elle ce physique et surtout cette expressivité fuyante, quasi cristalline. Et 2012, elle ne fait que confirmer à la fois son image d’amazone de l’Arkansas en jouant une mère de famille éreinté par l’apparente psychose de son mari qui veut à tout prix se fabriquer un abris. Take Shelter. Man, tu devrais voir Take Shelter pour tout un tas de raison et Jessica Chastain en est une. En six mois, de The Help à Tree of Life, elle te prouve qu’une femme peut littéralement léviter. Une vraie beauté rassurante.

 

2 ex-aequo.

L’autre winneuse de l’année et même de l’an prochain, c’est Emma Stone, une de mes réelles passions. En même temps, ça a commencé entre nous avec Welcome to Zombieland où elle développait le combo imparable “Jean+bottes+Shotgun” en milieu hostile.

Au lit, tu gardes les bottes ET le shotgun.

Son “film de l’année” est pourtant un peu vieux. Easy A n’est sorti en France qu’en juin, qui plus est en direct-to-video, sous un nom bidon. A se demander pourquoi se donner la peine de le sortir si c’est pour l’appeler “Easy Girl”, soit la promesse d’une fille facile, ce qui n’est pas exactement le propos du film.

MEME pour gif et avatar de forums

C’est dans Easy Girl qu’elle a gravé dans le marbre sa Persona publique, celui de la sassy girl, plus maligne que les autres. Et indiscutablement plus jolie, le seul truc qui chiffonne vraiment dans Easy Girl, puisqu’elle est aussi une outcast de lycée freek & geek qui va se retrouver avec une salle réputation. Dans ce qui est en fait un hommage aux films des années 80 du même genre, elle est craquante.

 

Son actu est donc chargée puisqu’elle a enchaîné avec Crazy, Stupid Love. Ou l’inverse, je ne sais plus trop dans quel ordre est le titre. Ce dont je suis certain, c’est qu’il n’y a jamais rien de crazy, ni de vraiment stupid. Mais ça lui donne l’occasion, le temps d’un petit rôle, de nous refaire son jeu de séduction de fille cool, limite “dude“, l’air de pas y toucher, à Ryan Gosling.

Et pour finir, on risque de la revoir en belle robe de soirée  vu le succès pré-oscars que rencontre The Help. “La couleur des Sentiments d’Easy Girl du sud”, le titre VF. Elle y incarne donc une sudiste, encore une fois plus maligne que les autres puisqu’elle est journaliste en pleine affaire de ségrégation dans les années 60. Elle va aider les femmes de ménage noires à témoigner de leurs conditions de vie dégradantes et au passage aider Jessica Chastain. C’est long. Trop long. À se demander pourquoi les films qui s’articulent autour de l’idée pourtant simple du « racisme, c’est mal » durent si longtemps.

The Help est tellement dégoulinant de bons sentiments que je le vois bien gagner quelques oscars. Si Sandra Bullock a pu en rafler un, il n’y a pas d’autres mots, pour son histoire de footballeur américain noir obèse victime du racisme, même Franck Dubosc peut l’avoir.

Lunettes, old type-writer & typex fetish bonus, you're welcome

Dans The Help, Emma y est rouquine à bouclettes, en plein cosplay de fille du sud à bouclettes des 60’s. Je peux parier qu’il n’y a pas eu plus jolie fille qu’elle à taper à la machine en mâchouillant son crayon, ces années-là.

2012, on la verra dans le rôle de Gwen Stacy, dans Amazing Spider-Man, l’occasion pour elle de reprendre sa blondeur naturelle et de mettre des bottes comme l’atteste cette photo.

Ironie, c'est Bryce Dallas Howard, sa partenaire dans The Help qui incarnait Gwen dans Spider-Man 3

 

1.

Mais celle qui restera dans toutes les mémoires cette année, c’est Elena Anaya. Quintessence de la beauté à l’espagnole, elle est tout simplement incroyable en femme perdue dans Le piel que habito d’Almodovar.

Il est généralement de bon ton de dire qu’Almo était “meilleur” quand il réalisait des films plus perso. Phrase type: “Ses premiers étaient meilleurs”. En fait, Almodovar n’aura jamais autant parlé de lui-même dans ces dernières prod. Volver parlait des femmes de son enfance et le précédent se termine par un réalisateur aveugle qui remonte son film massacré par la prod. Et il conclue sur le ton de “quel film génial”, un méta commentaire mégalo difficile à dépasser, sauf par Aronofsky qui fait applaudir son nom sur fond blanc à la fin de Black Swan. Le piel que habito doit se lire comme une méditation sur l’identité sexuelle.

Un des meilleurs directeur d’actrices de tous les temps avec une touche personnelle imprégnée de 70’s et de 80’s. Elena Anaya est la muse qu’il lui fallait aujourd’hui, la plus grande bombe sexuelle de 2011. Déjà vue dans le franco-français À bout portant (où Zem écrasait un peu de son charisme le bon con joué par Gilles Lelouche. Et pour les connaisseurs, on la voyait dans le clip de Sexy Back. Hé oui, déjà. Cas particulier, pas une image ne lui rend justice, alors qu’elle crève l’écran, à faire du yoga dans sa combi couleur chair.

Pour la beauté espagnole, cœur.


Allez, 2011 Robotics va continuer encore un peu…