De tous les films reviewés ici, je ne manque jamais l’occasion de souligner une belle fille qui vient égayer de ne serait-ce que la plus grosse des bouzes. Genre Ellen Page qui vaut toutes les toupies du monde dans Inception.

Alors voici une guide-list, un walkthrough pour tous les amateurs de screencaps, pioché dans les films de l’année. Kamui Robotics analyse régulièrement les biopics (check la Vénus Noire), les films japonais, coréens, ceux avec des coups de pied ou l’ensemble du taf d’un acteur sur une année (coucou Jackie Chan et Nick Cage). Mais là, je voulais faire un tir groupé. Ca s’appellera « Belles meufs Robotics » ou les bonnes actrices bonnes de 2010. C’est totalement arbitraire, allez pas me mailer pour dire que j’ai manqué Isabelle Huppert (ce sera  NON) ou une autre, peut-être qu’elle est déjà sur une autre autre feuille de route. Allez, c’est parti !

L’erreur classique, c’est de regarder du côté des comédies sentimentales. GROSSIERE ERREUR. Il n’y a qu’à voir le dernier Love & Other Drugs avec Jake “Prince of Persia” Gyllenhal et surtout Anne Hathaway. Cette fille reste un mystère pour moi. Tout le monde dit d’elle qu’elle est méga belle, ultra-talentueuse mais elle passe son temps à jouer (Brokeback excepté) dans des merdes. Ou pire, la Reine Blanche dans Alice au pays des merveilles Burton Custom (je dois en reparler de ça, tiens). Oh rassure-toi, on voit ses seins “great deal” et passe son temps à dire à Jake qu’elle veut baiser, généralement sans prendre le temps de se déshabiller, ce qui lui vaut des points de charisme sexe. Mais la star, c’est Jake, qui se la joue bégé. C’est lui qu’on voit tout le temps à oilpé. Moins sclé-mu que dans Prince of Persia, qui a coupé ses cheveux à la Moundir, il est là pour nous rappeler qu’il y a un cœur de cible et qu’il ne t’en restera pas grand chose les soirs d’hivers de solitude.

Prie, mange, aime est à ranger dans ce répertoire de bouse. Adapté d’un roman (pas lu mais tu devines) calibré meuf et label Oprah Winfrey, ça ne vaut même pas le coup de le regarder dans l’avion sans le son (oké je ne review que des films vu au ciné, mais fallait que j’en place une pour cette daube). Et même en gerbant avec sa mine de Caliméro, Javier Bardem est plus sex dans Biutiful.

Le pire, c’est Going the Distance. Et là, c’est clair comme la lune en pleine nuit : c’est réalisé par une femme. Attention, hé, ce n’est pas macho. Il y a de très bonnes romances qui font monter les testostérones. J’dirais de tête Lost in Translation avec (au hasard) Scarlett. Mais Going the Distance passe plus de temps à filmer Justin Long (le tocard de la pub Apple / Die Hard 4) à poil, quitte à bien nous montrer ses fesses (sans intérêt d’ailleurs) plutôt que Drew Barrymore, indiscutablement une girl next door sympathique avec qui t’aurais envie de jouer à Mario Galaxy 2. Mais cette séquence en particulier est frustrante, un peu comme quand tu regardes un porno (enfin à ce qu’on m’a dit) et que soudain la caméra se bloque sur le cul du mec. Il en faut pour tous les goûts ? Ce n’est pas l’objet de cet article.

Sidenote à propose de ces deux films (et d’autres). Il y a une tendance aujourd’hui à rajouter un sidekick, un coloc faire-valoir. Il est généralement gros, balance des vannes auto dépréciatives pour contraster la totale bogossitude du héros qui sort la plus belle des filles du film et, point central, ne s’embarrasse pas pour raconter ses branlettes en utilisant le bruit des ébats de son coloc ou à regarder les sextapes que le héros laisse traîner. Ok, tu visualises ? Ce mec vraiment looser qui finira (morale) par s’améliorer à la fin, je n’en PEUX PLUS. Fait, trop fait et surfait. Les rom com US, passez à autre chose.

D’ailleurs je tiens à m’excuser auprès de toi (enfin non, toi, là-bas), lectorat gay. Je pense que toute l’année, je t’ai abreuvé de Bruce Wayne torse nu toute l’année, un des rares concepts qui mérite véritablement le terme d’AWESOME. Donc viens pas te plaindre, y’en aura encore.

Carrey Mulligan, c’est son année. Elle était déjà dans le récent Wall Street 2 où elle joue la  fille de Gordon Gekko (aka Michael Douglas) qui vient justement sortir de prison. Malheureusement, son rôle est un peu lame : elle est la petite amie d’un jeune trader à succès “mais qui a du coeur et qui parie sur l’énergie écolo et renouvelable”. Elle-même dirige un blog d’information d’extrême-gauche (et l’extrême-gauche, dans l’imaginaire américain, c’est l’axe Fabius-Benoit Hamon). Meuuuuuuuuuuuuh, Bisounours. On la voit finalement assez peu et de toute manière elle chouine un peu tout le temps (elle prend 10 points de moins le regard trempé et le pif rouge. Hé, fallait pas sortir avec le clone jeune de Gekko, la greffe avait mal pris pour Indiana Jones IV. Les stars du show, c’est les mecs, les requins Douglas et Brolin ainsi que le merveilleux Frank Langella. La vraie réussite de Carrey, c’est “Une éducation” où elle est complètement craquante et je pèse mes mots. Un film qui fout la honte production française des filles “dans les moments clefs de la jeunesse”, genre les machins d’Isild le Besco ou Maïwenn (comme par hasard, c’est sa sœur). Qui leur donne de l’argent pour ça ? Même les russes font ça mieux. L’histoire classique d’une jeune lycéene qui va un peu (gentiment) se rebeller contre l’ordre établi façon “Attrape-cœur” et qui va s’encanailler avec un beau parleur deux fois plus âgé qu’elle dont elle tombe amoureuse. En route pour l’Angleterre frémissante des 60’s, de la musique qui swingue, de l’amour etc. Et elle, toute mignonne, porte littéralement le film à bout de bras. Et une fin douce amère, ce qui est vraiment bien senti pour un film du genre, jamais paresseux. On a tous un positionnement commercial dans la vie, Carrey, pour simplifier, son positionnement, c’est cute girl.

Dans “Une éducation” (encore), on peut apercevoir Olivia Williams dans un petit rôle. Damn, je l’aime beaucoup, Olivia Williams. Cette année, elle était géniale dans Dollhouse. T’as pas vu Dollhouse ? Fais-moi confiance, c’est beaucoup plus cohérent et dérangeant qu’une île qui se téléporte dans le temps. Et elle volait un peu le show à Erika Dushku. Mon show de l’année. Mais  Olivia joue aussi dans Ghost Writer de Polanski. Pas du tout aimé ce Hitchcock-wanabee en mode petit petit bras. Mais il a une scène d’une tension sexuelle folle avec Ewan Mc Gregor qui sauve un peu tout le film.

Un ami homo (forcément sur Twitter) disait que j’avais de la veine de trouver mon compte dans Kaboom, pourtant un film estampillé gay. Hé, dans son précédent, Gregg Araki avait choisi Anna Faris, qu’est-ce que tu crois). Qui a reçu la Queer Palm à Cannes. Bon sang, ça existe une Queer Palm ? D’instinct je me dis “pour quoi faire” et puis, réflexion faite, je suis en train de composer une hétéro palme des filles les plus Airwolf. Mais si c’est le cas, je peux envisager très sérieusement la Palme du meilleur coup de pied facial. Kaboom, c’est l’histoire d’un étudiant de fac, mi-hétéro mi-bi (plutôt bi en fait). Juno Temple, casual-sexant son année scolaire, y est vraiment touchante, surtout au milieu de tous ces acteurs calibrés pour le public homo. Un peu débile sur les bords tendance grosse pitrerie vers la fin, Kaboom est remplie de filles bi ou homo toutes plus jolies les unes que les autres. Tu sais, il y a toujours ces scènes de lesbiennes dans les films porno (enfin à ce qu’on m’a dit). Généralement (toujours d’après mon cousin), on fait avance rapide. Parce qu’en fait, je n’arrive pas à m’identifier à la situation. Kaboom n’est pas un film de cul mais aucune des filles n’est vraiment crédible dans son identité sexuelle et c’est sans doute dans cette gray aera que j’ai pris plaisir à les regarder. Au fait, la Queer Palm alors, ça sert à quoi ?

Mais en plus d’être l’année Fillon, 2010 aura été incontestablement celle de Gemma Arterton. Je l’ai à l’œil depuis un bout de temps déjà. En plus du bruit, c’est elle qui maintenait éveillé durant Quantum of Solace (et puis on ne voyait même pas Olga Kurylenko nue ce qui donne une idée de la portée de l’échec du film). Puis cette année, 4 films, tranquille. Deux actionneurs pas gégé (Clash of Titans et Prince of Persia) et puis deux autres à ne pas manquer si on aime Gemma. The Disappearance of Alice Creed raconte l’enlèvement de la jeune Alice Creed par deux mecs (trois acteurs dans tout le film dont le mec de l’auto-école facho de Go Lucky, Be Happy, hui-clos comme il faut). Et donc de la perf’ d’acteurs. Elle est attachée, foutue à poil, un bâillon dans la bouche pendant tout le fucking film.  Sens-tu cette non-ambigüité sexuelle. Et qui va continuer durant tout le film ? Alice Creed est le genre de film un peu extrême que les jeunes actrices jouent “par défi”, pour casser son image. Elles le font toutes, de Nicole Kidman à Charlize Théron. Il y a même une ou deux scènes cracra (rien de méchant, c’est pas Reservoir Dogs) qui ne gâche en rien la tension sexuelle du film, pire même, elle l’entretient. Plot-twist sur Counter Plot-Twist pas trop on, Alice Creed s’en sort avec les lauriers de la maison Robotics.

Et puis elle est aussi dans Tamara Drewe d’après la BD (pas lue). Double raison de douter que ce soit le film le plus perso de Stephen Frears. Un bled fantoche dans les profondeurs anglaises, une retraite fictive d’écrivains misanthropes et au milieu de tout ça est parachuté Gemma Arterton, la belle londonienne qui a décidé de vendre la maison d’enfance qu’elle a reçu en héritage. Evidemment, on ne voit qu’elle, tant mieux, mais dans la grande tradition des comédies anglaises, Tamara Drewe a une tripotée de seconds rôles truculents. Sans déconner, je rêverais avoir le même film, le même setting avec des écrivains français, genre Houellebecq, Marc Levy, Beigbeder, Anna Gavalda, Guillaume Musso. Si tu es producteur, ce film existe. Il est dans ma tête, je te l’écris. Now ! Sinon, Gemma, tu auras une des meilleures moyennes de l’année.

Mais il y a un problème. Aucun film français ? Allons, vraiment aucun ? Non, pas Isabelle Huppert. Pas Deneuve dans Potiche, toute refaite que ça en est effrayant, elle ressemble à un méchant dans Ken le Survivant (mais toujours bonne actrice…). Chez les jeunes ? Anna Mouglalis dans Coco et Igor si t’aime la beauté froide ? Adèle Blanc-Sec (j’y reviendrais) ? Si la meuf de la météo savait jouer, peut-être ? L’arnaqueur ? J’en ai parlé en bien, noyé dans mon article “Ciné Zemmour“. Mais sa voix, au sec’. Et puis vint le miracle :

Le nom des gens. Je ne peux pas te dire à quand remonte  la dernière fois que j’ai vu une comédie française drôle. Et de gauche. Enfin de gauche caricaturale, hein. Pas la gauche caviar namedroppé en rafale méprisante dans le Figaro, non, c’est encore plus guignolesque. Car, vois-tu, être de gauche c’est tenir la porte aux personnes âgées dans le métro pour pas qu’elles attendent le prochain ou relâcher des crabes en liberté car, hé, l’eau bouillante, c’est cruel. Alors que tu les fais picoler un peu, ils sentent rien, les crabes (recette de belle-deuch’). Histoire réaliste à 100% mais avec 10% de délire burlesque en plus  (Sarah Forestier prend le métro à poil). Ah Sarah, que de chemin parcouru depuis la brillante Esquive, tu es devenue femme et tu nous fais profiter. Et jamais gratuitement bien sur. Ah, l’histoire ? Une fille (traumatisé dans son enfance, mais bon ça va, la tête haute, arabe mais blanche donc, ça se voit pas donc “Sarthack”) s’occupe en couchant avec des mecs de droite genre neuneu à la @lancarbenjamin pour en faire des militants écolos qui mangent bio. Mais elle tombe amoureuse d’un mec lambda, un vieux née juif mais en plein déni de lui-même, de ses racines et de tout ça. 5 minutes de ça dans le Nom des Gens sont plus fines et intelligente que tout La Rafle. Et malgré un sujet parfois doublement dur, on rit de bon cœur dans toutes ces exagérations. Meilleure comédie française de l’année ? Hé, j’t’ai pas tout dit. Lionel Jospin dont je suis amoureux (sans honte) fait un caméo. Sarah Forestier nue + Lionel Jospin ? Better than porn. Rien que pour ça :

Ow j’ai chaud, je sais pas si c’est l’article ou la vraie fièvre qui me cloue au pieu mais il faut que j’arrête. Wish me luck, la rétro 2010 continue demain.

Un comso-remerciement à ma homegirl Deedo pour le titre et ses imputs pour une notations anti-bromure.