Archive for February, 2011

Actarus

… trouve que la 3D du nouveau Nintendogs en fait un peu trop.

Tron : Legacy

Une fois qu’il est passé devant le notaire, Tron Jr doit se rendre compte qu’il n’y a plus grand chose dans l’héritage. Une quête du père lambda à la portée du premier Indy IV venu. Là où Tron était singulier par son cyber design avant-gardiste bricolé à partir d’effets spéciaux rustiques et de loupiotes qui clignotent comme dans le cockpit de l’Enterprise, Tron 2 nous assomme de sa CG archi déjà vue et siphonnée par 10 ans de SF, sans parler de sa thématique post-Ghost in the Shell et de sa zénitude Ron Hubbardesque de Matrix.

Il y a quand même un intérêt dans ce n’importe quoi électro-maboul réalisé de manière plan-plan (comment foirer une scène de motos du futur ? Les mecs, quoi ! Tant qu’à copier, essayez de voir du côté d’Akira).

Ce n’est pas nécessairement ces passages un peu ridicules où l’on quand même voit un jeune Jeff Bridges (le même que celui qui a pécho l’academy award l’année dernière) bidouillé aux CG. Ce qui lui donne la gueule de Kurt Russel, en fait. Non, ce noyau d’intérêt dans Tron : Legacy, c’est Olivia Wilde dont la rotation de tête m’envoutait de Trailer en Trailer. Sans trucages.

Un peu d’espoir dans la noirceur d’une combi qui galbe entièrement ses jolies jambes. Et ce hochement de tête magique qu’on voit plus longuement dans le trailer que dans le film lui-même. Un procédé bien connu par nos services et récemment utilisé par Luc Besson et la paire de seins de Louise Bourgoin dans Adèle Blanc&sec. Mais désolé, je ne suis pas du genre à me laisser traumatiser jusqu’au gif animé…

Quoique…

Finalement, Olivia n’est qu’un plot device un peu nul mais qui lui permet de faire quelques saltos dans une boite de nuit tenue par un clone de Ziggy Stardust, aux platines des clones de Daft Punk. Mais avec elle, on se raccroche aux branches de l’intérêt de Tron fils.

D’ailleurs, Olivia qui, de Nono à Pibolo, joue finalement la version live et sexy du robot naïf cliché, se paye aussi le luxe d’un shot (j’insiste sur ce mot) final évocateur d’anthologie qui n’a rien de virtuel.

La succession est close.