Archive for February, 2011
C’était il y a 15 ans n°4
Feb 27th
Il y a 15 ans, jour pour jour…
Anecdote, j’ai ressenti le premier séisme de ma vie en jouant à ce Pokémon. 15 ans !
2010 (enfin 2011 en France), Black & White, largement évoqué dans ce dossier carrément Airwolf avec une sélection des nouveaux Pokémon cool et robotiques.
omake:
3DS le déballage (amateur)
Feb 26th
Arrivée de la 3DS, suite.
Il y a les pros. Qui font des super montages. La typo qui tombe juste. Le cadrage assuré. Le texte ciselé après des heures de brainstorming. Et puis il y a ceux qui puisent dans l’énergie du désespoir pour trouver les effets les plus ringards. Avec les moyens du bord. Heureusement, il y a des guests.
Blague à part, vous seriez surpris de voir à quel point l’OS de la console est presque le meilleur jeu du launch. More of it demain.
Ah normalement, en ce moment, ça doit bouger dans les files d’attente japonaise. Kamui Robotics > Akihabara.
Avec l’aide patiente du magasin Play,Fun,Games qui est quand même le numéro uno de l’import à Paris depuis que Burger King s’est retiré de France.
L’heure de la siest… de la 3DS
Feb 25th
J’en avais fini avec cette salope de Catherine, le moment idéal pour se reposer, de rentrer au bled boire un thé à la menthe en mangeant un borchtch. Normal quoi. Et voilà, la machine repart…
Et c’est que le bilan de la mi-journée… Le genre de truc qui me donne envie de coller des logos EXCLUSIF, REGARDEZ comme chez Morandini.
edit1 : bon après un livetweet du déballage so 2.0, on va ptet passer aux jeux.
prochain edit bientôt
Tron : Legacy
Feb 22nd
Une fois qu’il est passé devant le notaire, Tron Jr doit se rendre compte qu’il n’y a plus grand chose dans l’héritage. Une quête du père lambda à la portée du premier Indy IV venu. Là où Tron était singulier par son cyber design avant-gardiste bricolé à partir d’effets spéciaux rustiques et de loupiotes qui clignotent comme dans le cockpit de l’Enterprise, Tron 2 nous assomme de sa CG archi déjà vue et siphonnée par 10 ans de SF, sans parler de sa thématique post-Ghost in the Shell et de sa zénitude Ron Hubbardesque de Matrix.
Il y a quand même un intérêt dans ce n’importe quoi électro-maboul réalisé de manière plan-plan (comment foirer une scène de motos du futur ? Les mecs, quoi ! Tant qu’à copier, essayez de voir du côté d’Akira).
Ce n’est pas nécessairement ces passages un peu ridicules où l’on quand même voit un jeune Jeff Bridges (le même que celui qui a pécho l’academy award l’année dernière) bidouillé aux CG. Ce qui lui donne la gueule de Kurt Russel, en fait. Non, ce noyau d’intérêt dans Tron : Legacy, c’est Olivia Wilde dont la rotation de tête m’envoutait de Trailer en Trailer. Sans trucages.
Un peu d’espoir dans la noirceur d’une combi qui galbe entièrement ses jolies jambes. Et ce hochement de tête magique qu’on voit plus longuement dans le trailer que dans le film lui-même. Un procédé bien connu par nos services et récemment utilisé par Luc Besson et la paire de seins de Louise Bourgoin dans Adèle Blanc&sec. Mais désolé, je ne suis pas du genre à me laisser traumatiser jusqu’au gif animé…
Quoique…
Finalement, Olivia n’est qu’un plot device un peu nul mais qui lui permet de faire quelques saltos dans une boite de nuit tenue par un clone de Ziggy Stardust, aux platines des clones de Daft Punk. Mais avec elle, on se raccroche aux branches de l’intérêt de Tron fils.
D’ailleurs, Olivia qui, de Nono à Pibolo, joue finalement la version live et sexy du robot naïf cliché, se paye aussi le luxe d’un shot (j’insiste sur ce mot) final évocateur d’anthologie qui n’a rien de virtuel.
La succession est close.
Combo Shining Hearts + AKB1/48
Feb 20th
Gundam Musô 3
Feb 13th
Après avoir fait des semaines de lobbying auprès de divers médias pour faire un test en ligne, j’apprends que finalement, Gundam Musô 3 sort en Europe. Il y a une justice. En attendant, tada, le seul test dans la presse française :
il faudrait que je bricole un logo hélicoptère “EXCLUSIF!”.
Thundercats trailer
Feb 13th 09:53
Rien à déclarer
Feb 12th
Il y a un bon bout de temps, Robotics évoquait cette truanderie que fut “Les Ch’tits“, nous faisant passer un buddy movie (avec un début en mode “farce sociale”) pour une comédie. Il y a deux ans, les ch’tits n’étaient pas tout à fait drôles mais accordons-nous pour dire que l’aspect “buddy” fonctionnait. Quand ils se bourraient la gueule pendant la tournée du facteur, t’y croyais un peu. Y’avait une alchimie à défaut d’une grosse poilade.
Rien à déclarer, c’est le point de non-retour. Un cas d’école comme on en avait pas vu depuis 15 ans: le syndrome “Les visiteurs 2″. Un mec qui se retrouve avec un cosmo-succès surprise en salles et qui va devoir affronter son propre succès. Les boules. Ce qui va se passer est classique, la scène va se rejouer des dizaines de fois dans sa tête : il va essayer de refaire la même chose. Boon, Poiré, même combat. Même sortie EN EXCLU dans le nord, même plateaux TV amicaux (“des millions d’entrées” dira Denisot entre la pub et la météo), Boon a reproduit le même pas de danse médiatique.
Mais à vrai dire, le succès, on s’en tape. Rien à déclarer est calamiteux depuis le script (une histoire entre garde-frontières au moment où Maastricht nous débarrassait des douaniers frontaliers. Poelvoorde a l’air d’être sorti de sa dépression alcoolique post-Astérix 3, mais alors, dans un quel état, mes amis… L’ombre de lui-même. Pourtant, l’idée de le voir en douanier raciste n’était pas si mauvaise… Mais chaque ligne de dialogue ne fonctionne pas. Et il faut les voir, les comédiens, en train de se téléphoner hors forfait leurs répliques nulles. La comédie à la française n’est plus un problème en soit. OSS ou encore le nom des gens nous ont montré des pistes, une alternative possible.
Mais “Rien à déclarer” ne se contente pas de sa zère-mi, il tente l’audace d’avoir un personnage principal raciste.
Du racisme caricatural, ça passe quand c’est dans Machete qui partage, sans rire, la plupart des thèmes de “Rien à Déclarer”. La frontière comme ghetto, les garde-frontières racistes, le trafic de drogue etc. Boon et Rodriguez, même combat ? On pourrait évidemment reprocher au film de Dany Le Boon de ne pas aller au fond de la rigolade, de se retenir de montrer des gens qui se découpent à la machette, du fusil à pompe à bout portant, de crucifixion dans une église, d’actrices nues (que ce soit vrai ou pas) et surtout de descente en rappel à l’aide de boyaux. Le genre de trucs qu’on aimerait voir plus régulièrement dans le monde des douanes qui bloquent nos colis de jeux et de dvd pour les taxer. Mais le racisme de Rien à Déclarer, tu devrais tendre l’oreille car on parle en ton nom.
Allez, je te raconte la fin : convaincu que, désormais, les français ont aussi une âme, Poelvoorde sort son gun sur un mec chinois garé à la va-vite. Il le course sur l’air de “niakoué, chinetok et bol de riz”. Sans rire. Tu vas croire que je prends les films Apatow comme mètre-étalon dès qu’il y a de l’humour, mais c’est pas pour rien. Ici, toute perspective d’amélioration est annihilé par cette fin incroyable qui se déroule sous les yeux du fils de Poelvoorde, un petit môme qui joue si mal qu’on le croirait presque sorti de la Rafle. Lui, hoche la tête façon “ah décidément, mon incorrigible papa”. Le désir d’authenticité rustique et régionale est complètement écrabouillé par ce mec cradingue, surfant d’un racisme à l’autre. Louper une vanne, passe encore. Louper des vannes sur 2 heures de film, admettons. Mais louper sa sortie comme ça, c’est irresponsable. Personnages comme spectateurs, finalement, on n’en a rien à foutre. La seule lueur d’espoir, c’est que “Fiston, toi aussi, quand tu seras grand, tu sniperas des chinois du haut de ton mirador.” De “Rien à déclarer”, on ne garde rien.
















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