Archive for February, 2006
7 Swords
Feb 25th
Petit flashback en 2005, Tsui Hark sortait le sublime 7 Swords. D’un long, très long roman, l’ami Tsui nous livre un récit assez grandiose, le destin de 7 guerriers et de leurs armes sacrées. Leur vie déroule à toute allure, mais avec clarté et énergie. Et les méchants… alala.. Pour ceux qui se souviennent du fou de The Blade, on retrouve un peu le même calibre, ultra démoniaque, présence à l’écran foudroyante. C’est un vrai pamphlet contre les films qui se sentent obligé de s’étaler sur 2, 3 longs métrages. 7 Swords se matte comme on lit un comics des années 70, une action à chaque page, toute servant au déroulement de l’histoire. Après Time & Tide (probablement le meilleur film d’art-action venu de HK de ses 10 dernières années), 7 Swords sent la rage de vivre et l’envie de créer. Certes, ce n’est pas aussi flamboyant ni vigoureux que The Blade, mais Tsui Hark essaye, il expérimente. Ce mec-là est décidément un très bon.
Ce rough a été fait un matin de décembre, sur un assez grand format, dans le metro ligne 8 assez tristoune comme à son habitude)
Angel A
Feb 24th

Attention, réalisation noir et blanc pour donner un cachet “auteur” au film. Bon ça ressemble à une putain de pub pour parfum, mais voilà, des mecs peuvent se faire berner “oh bah c’est beau, Paris, quand c’est mort”. Non, ce Paris est celui d’une carte postale qui va du pont Alexandre III au Pont Bir-Hakem, actuellement à l’écran dans Munich. Djamel (André dans le film) fait du Djamel. On ne peut pas lui reprocher. Non, l’intrus, c’est la poupée blonde qui récite son texte comme “Dictée Magique”, les trucs qu’on utilise pour apprendre à écrire “Mouton”, “Bateau” etc… Ok, elle n’est pas française… Bah faut faire son casting autrement quoi ! Du coup, pour rendre son jeu plus vivant, le réalisateur lui a demandé de faire des moulinets expressifs avec les bras, ce qui rappellera à certains les spectacles de Guignol (un corps droit dont les bras sont articulés selon un mouvement immuable grâce à un fil… en gros un pantin bi expressif). Je me souviens avoir dit à un pote en voyant l’affiche en septembre “c’est sans doute une histoire d’ange gardien à la con”. Bingo. Voilà je vous spoile ça, ça lorgne effectivement sur Les ailes du Désir. Pour en être sur, à un moment, son image se superpose sur une repro de la Victoire de Samothrace. Fallait juste leur dire que ce n’est pas un ange, mais une déesse, ailée certes, mais pas des plus pacifiques. Mais pour un symbole, on peut bien mettre son cerveau sur “off”. Oh mais attention les dialogues (de tête) “-Je n’ai pas de passé, pas de présent… –alors laisse moi être ton futur”, d’une puissance… même une chanteuse canadienne cherchant à s’implanter en France n’oserait pas. Les messages: le sexe c’est mal (Angela pourrait coucher pour réussir, mais ne le fait pas. Elle ne coucherait pas non plus avec Djamel, c’est mal. Elle est pure. Sauf ses poumons. Coucher c’est vilain, mais fumer, c’est ok, ça a l’air cool à l’écran, surtout après avoir potassé Sin City. Les américains ne sont pas gentils non plus… (on se farcit 10 minutes de subplot lourdingue où l’on apprend que Djamel a la Green Card, quel bol, mais que les américains, c’est vraiment pas des gens cool. Une binarité proche du mythique Taxi 2). Mais après, cette histoire d’amour ? Grotesque comme quand la femme de De Funes revient à la vie dans la Soupe aux Choux, mais avec 50 ans d’écart. Un point à sauver, c’est qu’ici, on ne tombe pas dans les sous-entendus abjects de Leon. Une réussite donc pour Angel-A.
le croquis => toujours un des dessins qui n’ont pas servi. ugly mais pont Alexandre III quand même. In topic.
Archive (2002-1)
Feb 22nd
Archive (2000 ?)
Feb 19th
Archive (2001-2)
Feb 18th
Archive (2001-1)
Feb 17th
Les Bronzés 3
Feb 15th
Deux drames de l’humour français en un mois: la mort de Darry Cowl et les Bronzés 3. Ce n’est jamais bon signe, la mort de Max Pecas fut suivie aussitôt après de la sortie de la Beuze. Le cinéma français a décidément un problème avec l’humour. Il s’est fait racheter par quelqu’un, et depuis, toutes les comédies rivalisent pour être la plus naze possible. Le raid, Agents Double Zero avec Eric et Ramzi, Valérie Lemercier qui se prend au sérieux, Ma Femme s’appelle Maurice, les Wish (ou les Ouiches ? enfin qu’importe, on s’en fout), toute la filmo des Robins des Bois (et même leurs films non comiques) et bientôt “Incontrôlable” avec Michael Youn qui fait n’importe quoi (il a des impôts à payer ?). Le pire, c’est sans doute cette vague de comédies “sérieuses”, route tracée par toute la carrière de Coline Serreau ou encore des films à la noix comme “Mariages”. Argh rien que d’y repenser, la chair de poule de cosmique que ça me fait. Seule réussite récente, l’hilarant Angel-A de Luc Besson, nanar risible à peine sorti. Très franchement, y a-t-il eu un film français franchement drôle depuis la Tour Montparnasse Infernale (et, dans une autre dimension du prisme du bon goût, Taxi the trilogy) ?
Voilà donc 2X ans après, “les Bronzés”. Mais comme disait Mickey à Rocky III: “Il t’est arrivé de pire de ce qu’il pouvait arriver à un boxeur… Tu t’es embourgeoisé!”. C’est ça que l’on voit, des multimillionnaires venus toucher le jackpot mais qui ont oublié de faire un film drôle au passage. Très sérieusement (j’y suis allé avec une équipe de copains grand public), on ne rit pas dans ce film. Enfin si, une fois… quand Jugnot qui joue le mongolien (hihi le mec des Choristes fait le mongolito, oui on est faible) et qu’il casse des biscottes de caviar en pleine crise d’hystérie. Cette crise, elle a été provoqué par son fils qui lui avoue son homosexualité de la manière la moins crédible qui soit… Mais voilà, je vous dis ça, mais il n’y a pas vraiment d’histoire. Alors pourquoi vous parler de Lhermitte qui joue presque à contrecoeur (putain, pour 3 M d’€, j’y foutrais au moins le sourire) ou de Blanc qui en fait des tonnes (toujours non drôle)… Le seul qui à la rigueur s’en sort, c’est bizarrement Clavier… Il s’est au moins dit “je vais faire plaisir à mes fans, je vais assurer le show”… et fait donc du Clavier… Mais au moins il fait autre chose que cachetonner. Voilà, si vous voulez du film vraiment drôle, c’est Angel-A.
Jarhead
Feb 13th
Film Laïus n°4 de l’année et ce coup ci, il est bon. Jarhead raconte la guerre du golfe vue à travers un soldat de base, qui en chie à attendre quelque chose qui ne vient pas. D’ailleurs le seul contact non américain qu’on verra dans le film se fera à longue distance, au loin, 1 minute à peine. Un film de guerre où il ne se passe rien, l’idée parait marrante, elle est ici très bien exécuté avec ses soldats aux gueules cassées. Jamie Foxx en sergent crapuleux et sadique tout ce qu’il faut est fantastique. Il s’en donne à cœur joie, ça se sent. Alors évidement, Jarhead est subversif ce qu’il faut, pas trop, simplement en surface. Il est esthétisant, sans aucune forme de révélation accusatrice ni d’accusations façon Moore. Le choix de la comédie bien grasse, l’humour troupier ne permet pas de voler plus haut que des interrogations du type “qu’est-ce qu’on fout là” ou encore “argh est-ce que ma femme me trompe, là bas dans le Connecticut ? Techniquement, c’est un peu comme un Papa Schultz mais sans boches, où les prisonniers seraient les geôliers eux-mêmes. Du bon spectacle dont il ne faut pas trop attendre.

l’illust du jour, et bien je suis retombé sur un vieux carnet d’étude, du bon vieux temps où je sketchais au zoo (un excellent exercice d’ailleurs qui me manque). J’adore les chameaux (même s’ils ont souvent la bougeotte), y’en a dans le film, d’où le rapport… mm voilà c’est tout.

















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