Archive for August, 2010
Dans les dents 16 ninjas VS vampires
Aug 31st
Pick of the Week, direct : Prince of Power (la minisérie qui occupe le créneau d’Hercules pendant une absence prolongée a.k.a la mort) se termine comme en préambule à Chaos War. Et Amadeus Cho dégomme Thor avec un gourdin de l’Olympe relié à une Gameboy “Dot Clear Matrix”. C’est à peu près aussi génial que ça en a l’air.
All-New Wonder Woman 602. À peu près la même chose que les autres numéros. Ça parle, ça fight, les amazones sont pourchassées jusque dans un temple taillé dans la pierre (serait-ce la Turquie ? Ou un hommage à l’Empire des Loups ?). Pas grand chose là-dedans.
Le monde X est envahi par des vampires. Et les X-Men se disent qu’il faut ressusciter Dracula, qui est un peu aux vampires ce que Mitterrand était aux socialistes, une espèce de grand manitou surpuissant capable de ramener de la stabilité dans la Force, quitte à tuer (politiquement) les Rocard qui voudraient s’en emparer.
J’ai un problème général avec les vampires, comme si le sujet avait été trop utilisé, et que personne n’arrive à y trouver de nouveaux twists un peu innovants. Et scoop, ce n’est pas en les collant chez les X-Men qu’on trouvera des angles différents. Pire, dans X-Men 2, Jubilée nous parle de sa douleur de devenir vampire… d’une voix off bien sirupeuse, un peu le genre de soupe qu’on peut entendre dans les trailers de Twilight (pas vu, pas lu). “Every second I delay is like a knife-twist in my soul.” Storm et Gambit partent dans un one-shot à la recherche du corps de Dracula. Bonne alchimie entre les deux potos et surtout un Bachalo en ultra forme. Lovely :
Blade a droit à son X-crossover complètement inutile qui nous explique pourquoi il va à la rencontre des X-Men à San Francisco. Autant dire que ce n’est pas de la lecture utile, Direct Matin est nettement plus conseillé dans le genre. Et le dessin. No comment. Mais à force de lire les comics, il y a deux-trois signes qui ne trompent pas quand on lit un numéro 1. Commencer une série en l’incluant dans un cross-over, c’est en général se tirer une balle dans le pied dans les prochains mois, simplement parce que toute l’existence du titre ne repose pas sur son univers, ses personnages… pas de consistance, juste une présence dans un scénario plus grand, une présence pas forcément utile. Et le crash-test dummy du jour, c’est Namor qui va se battre contre des vampires sousmarins. Et il va devoir récupérer la tête de Dracula ou un MacGuffin du genre. Évitable (Je m’interdis (encore) de vous montrer des images de ce comics, Ariel Olivetti fait parti des gus dont le dessin shoopé et maladroit ne m’a jamais intéressé. Namor va couler d’ici quelques mois, vous l’avez lu ici en premier.)
Pendant ce temps, Astonishing X-Men 35 termine enfin l’atroce run de Warren Ellis. Un an pour 6 numéros, on a eu le temps de se lasser et toute la gamme donne l’impression que finalement, ce n’était pas suffisamment important pour faire attention. Ils font comme tout le monde, ils sont passés à autre chose. Pour les amoureux d’Ellis sur X-Men, il reste l’atroce Xenogenesis. Et donc après un an, ils ont enfin trouvé leur ennemi surprise, un petit vieux qui est jaloux des X-Men parce que, hé tu vois, ils ont l’air sexy.
Parfois les runs très long et retardés de toute part peuvent être sauvé par la lecture en relié. Là, c’est non et non.
Je n’ai pas compris ce qu’il y avait de Secret dans Superman Secret Origin. Le sixième et dernier numéro vient de sortir et c’est l’heure du bilan. C’est sans doute ce que j’ai préféré lire de la part de Geoff Johns en deux ans. Pourtant, il n’y a aucun nouveau twist, pas de nouvel angle, juste l’histoire classique de la rencontre de Lois et de Superman, dessinée par Gary Frank. Et, on l’avait déjà vu dans Supreme Power, Frank est sans doute le mec qui sait le mieux dessiner des mecs en apesanteur que je connaisse. Bon, avec Toriyama mais c’est pas comme si il avait eu le choix, lui. Lecture peinard d’un soir que tu peux te refaire sans honte dans 3,4 ans.
X-Factor 208 revient sur des bonnes bases, celui d’un soap opéra mutant, avec un fond de conspiration. Depuis 3 abs X-Factor est régulièrement le meilleur des titres X, mais il est difficile d’en parler ici sans spoiler ce qu’il s’y passe de mois en mois. Alors que les comics s’orientent vers des sorties en hardcover ou TPB, des histoires conçues pour tenir dans 6 (ou un chiffre du genre) numéros, Peter David essaye de constamment maintenir l’intérêt en balançant de la nouveauté et de cliffhanger labélisés Shockvalue. X-Factor est typiquement le genre de comics beaucoup plus intéressant à lire en format mensuel qu’en relié.
spoilers à mort dans le prochain paragraphe:
Rictor voit débarquer Rahne qu’il a foutu en cloque 7 mois plus tôt. Evidemment, elle débarque au plus mauvais moment, quand Rictor allait coucher avec Shatterstar. Surprise, on ne l’a pas prévenu que Rictor était devenu bi tandis que Shatterstar a abandonné les épaulettes, les armes et les ceintures à poches des années 90 pour mieux chopper des mecs. Layla est toujours aussi crâneuse comme on aime, Madrox est drôle et dans le numéro suivant, Longshot va au casino. Fun reading.
Shadowland est le gros crossover “event” de Daredevil. On va résumer en quelques phrases. Acculé une fois de plus, Daredevil se retrouve à la tête de The Hand, le clan de ninjas (principalement) newyorkais malgré la hausse de l’immobilier. Du coup, ils vivent plutôt dans les égouts. Ses amis, ses collègues costumés, tout le monde est inquiet pour lui car… c’est pas le genre de truc qu’on ferait si on est bien dans sa tête, de prendre la tête d’un clan de ninjas, pensent-ils. Gens de peu de foi, ils n’imaginent sans doute pas qu’on pourrait faire des choses incroyables avec une armée de ninjas à ses ordres.
Mon plan si je récupère une armée de ninjas
- reprendre le contrôle de Montgallet
- récupérer tous les Direct Matin dès qu’ils sont mis sur les stands, tous les matins. HAHAHA
- que tous les ninjas s’inscrivent au PS et qu’ils votent pour n’importe quel candidat des primaires sauf Ségolène, qu’elle se prenne une taule
- les envoyer pour que les restaurants appliquent, manu militari s’il le fait, la TVA à 5%
Mais Daredevil s’est cru plus malin que le mal qui le ronge. D’abord, il tue Bullseye puis son cerveau fait un psychocouak. Un peu comme quand, ado, on se murge la gueule avec les copains. “Hé, j’vais faire genre j’suis bourré, trop marrant” alors qu’on est déjà cuit. Daredevil se retrouve en pleine schyzo qu’il croit contrôler et attaque ses propres potes Cage, Iron Fist, Spider-Man etc. Fallait pas jouer aux cons avec les ninjas.
Beaucoup de titres à suivre, pas forcément intéressant ou carrément déstabilisant. Shadowland Blood on the Street nous propose de retrouver une dream team du ter-ter : Silver Sable, the Shroud, Misty Knight et… Paladin. Wow. Je connais un bon paquet de lecteurs de comics mais alors des fans de Paladin… Au moins, ça sent la fraicheur. Et en fait, ces titres satellites sont parfois plus intéressants à lire que les machins officiels où l’histoire n’avance pas trop. Shadowland : Power Man 1 de Van Lente (le mec de Hercules, là, voir plus haut) présente un nouveau Power Man, plus jeune et dynamique que l’original qui de toute manière n’utilise plus son pseudo depuis qu’il a choppé une carte UMP. Un ghetto fighter comme on n’en avait plus vu depuis longtemps.
Du bon boulot, East coast, baby. Reste une interrogation : qui sera le prochain Daredevil (le ramdam médiatique du moment) ? Iron Fist ? Black Panther ? Hervé Morin ? Une femme ? Ou Murdock lui-même ? Pour un event Daredevil, on ne peut pas dire qu’on l’aura beaucoup vu. Mais entre vampires et ninjas, mon cœur balance vers les cagoulés.
Allez, à la sem’ prochaine, même bat-chaine.
Actarus
Aug 30th
L’éclair noir
Aug 26th
Les jeunes ignorent tout du communisme. En Russie, les post-tcherno ont tout oublié de la vie quotidienne horrible du temps de l’URSS. (Les post-tcherno, c’est comme ça que j’appelle les filles et les mecs nés après 1986). On leur dit “tu sais, fallait faire la queue pendant 2 heures et t’étais même pas certain de choper un morceau de fromage” et il te sort la tête de son portable l’air du “Non mais tu déconnes ?”. Ils ont oublié.
Chernaya Molnia a aussi oublié le communisme mais nous en montre quand même via un Moscou magnifique. Les immeubles staliniens. Les grandes avenues. L’architecture sauvagement grise d’où apparaissent d’ostensibles buildings du genre l’immeuble TF1. Lacity comme ils appellent leur La Défense à eux. Et puis son lot de vieux bâtiments en ruine, bien cracra. L’éclair noir (le titre, en français dans le texte cette fois), c’est un actionneur russe, un blockbuster venu du fois produit par Timur Bekmambetov, le mec derrière Nightwatch, Wanted et des prods genre 9. Acoquiné à Tim Burton (ouille), Timur s’est positionné, toute proportions gardées, comme le Luc Besson ruskof. Ouais, la comparaison rend perplexe, mais mais mais… il va bientôt produire ça.
Abraham Lincoln : Vampire Hunter ! Et quand t’as un titre pareil, c’est la même chose que Surf Nazis must Die, De Battre Mon cœur s’est arrêté ou encore (dans un autre genre) Je me suis fait enculer dans la forêt. T’as même pas besoin d’être réussi.
Anyway…
L’Eclair noir ne fait pas dans la dentelle niveau référence. C’est l’histoire d’un môme fauché mais doué à la fac qui va se retrouver avec une voiture qui vole. De grands pouvoirs qui vont impliquer de grandes responsabilités, un crédo qu’il se répètera à partir du moment où son père va se faire poignarder. Notre garçon, il s’y est cru et voilà que son père va le hanter dans des guilty flashbacks. Il va donc jouer les justiciers masqués à bord de sa Volga qui vole et cacher son identité de son love interest. Encore un peu ? Face à lui, Osbo… euu un riche oligarque veut forer Moscou pour récupérer les diamants, quitte à détruire la ville. Stéréotype du parvenu crade qui étale sa richesse, il annonce un retournement de code intéressant pour la Russie d’aujourd’hui. Ok, ça fait Jean-Pierre Pernault de parler de “valeur à l’ancienne” mais sans connaitre ce pays, on a du mal à se rendre compte du délabrement moral de la Russie moderne, transformée par l’argent. Et notre héros, lui, les thunes, les filles qui montent dans une benz, c’est pas pour lui. Mais dans son genre, il joue mieux que Tobey Maguire.
Allez, on va arrêter là les comparaisons avec Spider-Man dont la trame la plus infime a été canalisée pour être recrachée en version post- coco.
Mais le truc le plus admirable de cet actionneur-ovni, c’est d’avoir réussi à comprendre un aspect déterminant de l’aspect des années 80 : le véhicule roi. Airwolf. Top Gun. Firefox (de Clint, hein). Même Jayce ou Mask. K2000. Parce que, en vrai, on s’en foutait de Michael Knight qui luttait contre le sheriff corrompu du comté du coin. Nous, on voulait voir sa caisse ultra-perfectionnée d’une valeur de 57 millions de francs français. Cette appropriation de code est d’autant plus étonnante quand on pense que les russes n’ont jamais connu ce zénith véhiculaire. Je peux en témoigner, il n’y avait rien à la télé à l’époque, c’était interdit. Et en kiosque, y’avait que l’Huma de dispo. Et voilà qu’avec une Volga qui vole (faut la voir s’élever dans les airs, c’est tout simplement absurde !), ils essayent d’en restituer la classe. L’air de rien.
Direct -Matin- Robotics Vol.10
Aug 24th
Un parfum de vacances ? La rubrique “Dans les dents” se prend une semaine de break, mais pas Direct Robotics. Jamais.
En fait,les Direct Matin ne sont pas encore disponibles dans les bacs. Repos annuel, les veinards. Mais avant de partir se dorer la pilule, ils nous disent bye bye à leur manière.

Décodage : On fera passer toutes les lois dont on ne veut pas parler trop fort durant l'été, partez sans crainte les connards. En gros, hein. J'adore comme c'est annoncé de manière digne, comme si c'était une bonne nouvelle...
Dire au revoir, c’est très important car c’est la dernière impression qui reste, surtout quand on ne se verra pas pendant deux mois. Alors notre couple de Direct dit au revoir en beauté.
On plaisante le parce qu’il n’y avait sans doute rien à dire ce soir-là, mais regardons ce qu’il y avait le matin…
De toutes les couvertures de Direct Matin que j’ai collectionnées, c’est celle-ci qui m’hallucine le plus. C’est la dernière image qu’auront les lecteurs du mag pendant deux mois et on leur montre… une TONG UMP ?! Vraiment ? Vraiment vraiment ?! Des milliers d’exemplaires avec comme info majeure une TONG UMP ?! On se demande même si elle ne provient pas directement du kit presse du parti. Avec cette photo, tu envoies quand même un signal fort, tu dis ouvertement pour qui tu roules. C’est si beau que j’ai quand même du mal à le croire. Même avec du recul.
Sur ce, spécial dédicace à ceux qui reviennent de vacances, même bat-chaine, même bat-heure, les amis.
Dr.Willy Do it Yourself
Aug 20th 17:09
Richard Gere, de Mallick à “Hatchi”
Aug 19th
L’American Gigolo ultime, le Pretty Womanizer, Richard Gere a tout vécu, y compris avec les plus grands. Kurosawa. Mallick. Lumet. Et il a couché avec Cindy Crawford. Ce type a tout pour être mon héros, même sans avoir piloté Goldorak. Pourtant c’est le plus mal aimé du clan des vieux beaux à cause de sa filmo en dent de scie. Même ta belle-mère (le cœur de cible de Gere, le même que Richard Chamberlain) te le dira : il a le cul plat. Mal aimé, ouais.
Et là, c’est de nouveau son année. Coup du hasard, avec la ressortie des Moissons Sauvages / Days of Heaven, j’ai pu le (rere) voir en beau gosse cristallin, pantin du dispositif de Terrence “Goddamnit c’est quand ton prochain film” Mallick qui prenait déjà forme. C’est si beau. Et puis au festival Kurosawa de la cinémathèque, il débarque en pleine repentance au Japon et s’excuse, presque au nom de son pays, à la pauvre petite vieille pour Nagasaki. Eric Zemmour n’a pas aimé, les regrets, les excuses tout ça, c’est pour les gauchistes. Petit jeu très neutre puis il se casse dans son avion. Tchouf tchouf, le temps de prendre le thé avec Akira. Mais Kurosawa quoi, paye ta ligne imdb qui tue.
Aujourd’hui, il est flic dans Brooklyn’s Finest. Il n’y fait pas grand chose puisque c’est qu’un des quatre acteurs principaux, avec Don Cheadle (mou, comme d’hab) qui fait le keum infiltré, Ethan Hawke (pas très intéressant en flic un peu ripou) et Wesley Snipes (qui a rompu avec Liliane Bettencourt et doit donc payer sa caution) qui fait le caïd. Soldat du ter-ter, gros. Officier alcolo “à 3 jours de la retraite”, Gere est celui qui réussit le mieux à sortir son épingle du jeu de ce merdier brooklynien, grâce à l’espèce de relation lumineuse qu’il entretient avec une jolie prostituée. Tu vois, cousin, j’idolâtre Le Voyage au Bout de la Nuit et tout ce qui tente de recréer un peu cette ambiance et ce goût pour la déclinologie romanesque, j’apprécie. Le regard perdu de Gere, c’était là le vrai sujet malheureusement découpé en 4 au profit des bad boys. En fait, Antoine Fuqua (le réa de Training Day, mode automatique à nouveau) nous arnaque puisqu’il y a facile deux acteurs de The Wire dont il cherche à happer la hype. Surtout… OMAR !
(attention, lien avec spoileur de the Wire)
Même si le film ne présente au final pas beaucoup intérêt, on peut y déceler quand même l’ombre fuyante celle de l’âme sombre newyorkaise à la James Grey malheureusement noyé dans cette guimauve de destins croisés (penser au douloureux 21 grams). Film choral du ghetto, mec, mais du ghetto bourgeois.
Téléportation. Hatchi.
En France, Hachiko perd son Ko et gagne un T quand il est serré sur l’affiche par Richard Gere. De l’ambitieux Mallick, on passe au méga larmoyant mélo basé sur l’histoirevrai, elle-même un film japonais.
Normalement, si tu as un cœur, tu ne peux pas rester insensible.
Et il va mourir. Mourir.
J’ai mauvaise conscience à me moquer. Mon chien Marx est mort quand je n’étais pas là. Genre une colo de neige, un truc nul et je n’étais pas là. C’était le chien le plus intelligent du monde et je n’en ai plus aucune photo. Heureusement, Hachiko n’est pas de la même race que Marx sinon le film se serait terminé pour moi dans la buée la plus totale, comme toute la salle qui renifle et qui voit flou durant les vingt dernières minutes. Concerto en Snif Majeur. Mais la puissance Airwolf a dit non, tu ne chialeras pas. On est Airwolf ou pas. Alors plutôt que de fondre en larmes, on s’accroche aux détails.
Du genre : la réa passe-partout. La musique, un thème nul qui nous fait comprendre à quel point on peut être dur avec Hisaishi alors qu’il compose toujours une boucle mélodique qui fait mouche. Et puis il y a Cary-Hiroyuki Tagawa, venu en maitre jedi de la pensée japonaise dispenser quelques bonnes maximes et dictons. Il est japonais, c’est son pays, donc il en connait les secrets et la mystique. Comme cette affiche 4 par 3 parisienne qui nous martelait que “le Japon, c’est zen et ancré dans les traditions.” Quel putain de chemin parcouru pour cette acteur, incarnation de l’asiatique hollywoodien des années 90, immortel Shang Tsung dans Mortal Kombat (petit extrait en russe à savourer). Et puis Kick Boxer. Rising Sun. La putain de filmo TF1 22h30 des années 90. Il a même joué dans un de mes nanars préférés, Showdown in Little Tokyo dont je t’ai déjà parlé ici. Mais comme Hachi ne m’a pas fait chialer, je régale, v’la un lien direct vers une des plus grandes répliques du cinéma. De tous les temps. Que de chemin parcouru pour lui aussi (et pour Dolph aussi, dont la mèche blonde tombante doit bien faire chavirer quelques petits cœurs). Mais s’il faut retenir un full circle, c’est celui de Gere qui ramène parfaitement la balle.
Un film qui mérite une bande annonce en VF avec Richard Darbois / Batman.
Deux films, une note commune. Un point par film, ça fait 2/10 ou
Une dernière fois pour la route, Richard ?
Dans les dents 15, tous unis avec les auvergnats
Aug 18th
Toute la rage d’un Dans les Dents…
Parfois, zapper une semaine me parait confortable. J’ai Nobunaga à débloquer dans Sengoku Basara 3… et puis j’ai envie de faire de l’Epona dans Red Dead Redemption vu que c’est la semaine de répit. Aller voir les trucs en retard au cinoche. Ou même terminer deux trois surprises pour Robotics. Comme une envie de sauter cette semaine de comics. Pas grand chose ou alors beaucoup de storylines en cours, pas vraiment intéressantes à développer maintenant. Et parfois, un comics te monte à la gorge.
J’ai déjà dit assez de mal du Superman de Straczynski. D’habitude, bénéfice du doute, normal. Surtout avec ce mec qui sait généralement où il va, à la Babylon 5 ou Rising Stars. Mais là, en deux numéros, notre héros est devenu Super-pédant.
Explication : Superman continue sa balade à travers les USA. A pied. Aucun journaliste ne le suit, même les morandini locaux, tous lassés de cette lente marche. C’est mal connaitre la presse mais passons. Il rentre dans une maison bizarre et découvre des extra-terrestres qui s’y planquent. Quiproquo puis discussions.
Tout d’abord, Superman sombre dans le sarkozysme le plus cradingue puisqu’il se pose clairement dans le camp de l’immigration choisie. Bah oui, vois-tu, on ne peut pas débarquer dans un pays si on ne lui apporte pas une plus-value. T’es médecin, savant, sportif de haut niveau, ça va. Mais si par malchance, tu n’as fait que Deug jonglage, Superman va à l’encontre du simple droit d’asile. Oh l’histoire se termine de manière morale puisque les gus finissent par ouvrir un hosto, miraculeusement, de manière cosmo naïve ils rachètent les usines désaffectées de Detroit et réembauchent même les chômeurs de cette même usine pour bosser dedans. C’est encore plus simplissimo que le mythique “les chômeurs vont fabriquer des maisons pour les SDF” de Rising Stars. Et puis il y a le si délicat ” Could you possibly have picked a worse time“, comme s’il y avait un mauvais moment pour aller chercher l’asile dans un autre pays. “Le quota est dépassé, mec, désolé.” Superman ne fait pas le ramadan de la bêtise et franchit le mur du son de la connerie. Il décroche le prix Hortefeux de l’année.
On voit ici le moyen le plus cradingue d’utiliser un personnage pour lui faire dire ses propres conneries. Le tout enrobé d’une couverture assez moche de Superman avec, devine quoi, le Stars & Stripes. Le run de Straz est catastrophique et on n’en est qu’au deuxième numéro…
Plus réjouissant, World War Hulks se termine enfin. Ce méga event regroupant tous les titres de la collection n’était pas du genre facile à suivre. Il faudra se souvenir de la fin de World War Hulk, de son Banner qui ne se transforme plus, et même remonter plus loin, aux restes de Planet Hulk (son exil spatial, sa femme, son deuil, le gosse qu’il a eu). Ca fait beaucoup, mais il faut ajouter à cela Hulk tout court et son personnage principal, le fameux Hulk rouge ou Rhulk, écrit par un Jeph Loeb en mode automatique. Mais c’est loin d’être aussi mauvais que le reste de sa récente production, donc ok. Soyons franc, WWHs, c’était un joyeux boxon pour tout suivre. Rien que le mois dernier, c’est Thor et Captain America qui sont devenus des espèces d’Hulk suite à une exposition aux rayons gamma. Normal, juste après The Thing et Deadpool. Vraiment un beau bordel. Et pourtant, il y a eu un build-up intéressant.
Depuis quelques mois déjà, Banner a fait la rencontre de Skaar, le fils qu’il (enfin Hulk) a eu lors de son exil. Comme tout bon gamin freudien qui se respecte, il rêve de tuer son père. Mais vraiment, de lui ouvrir ses veines vertes. Mais voilà, Banner, lui, ne se transforme plus. Mais bizarrement, il se plait à s’occuper de son gamin. Il lui trouve des potes de jeux à sa taille (le genre Juggernaut), il le met perpétuellement au défi etc. Banner a un plan. Et il entraine son fils, comme ça, l’air de ne pas y toucher. Et avec le dernier numéro (le 611), tout devient assez clair. Banner redevient Hulk. Oh je te spoile pas, c’est pas parce que ce n’est pas arrivé en 2 ans que tu ne le sentais pas venir. D’ailleurs Banner ironise, ayant estimé à 83% et des poussières ses chances de redevenir le Hulk vénèr et fou de World War Hulk. Greg Pak qui écrit le titre principal réussit à créer une espèce de tension familiale intéressante sur fond de grosses magouilles et manip’ de Banner. C’est très difficile à lire dans son ensemble à cause des multiples ramifications (trop de titres, les mecs !), mais il y a de bons moments à pêcher ça et là.
En parlant de ramification, on verra bientôt ici un peu plus de Shadowland, l’event Daredevil du moment, qui répond enfin à cette question que je me pose tous les jours que Dieu fait : “qu’est-ce que tu ferais si tu avais une armée de ninjas à ton service?”
Allez même bat-heure, même bat-site, les aminches.


























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